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Le Kiosque aux Canards

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“Les Misérables” ; l’adaptation de la comédie musicale au cinéma

“Les Misérables” ; l’adaptation de la comédie musicale au cinéma

 

 

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Une production théâtrale des années 80 

 

En 1980, Alain Boublil - parolier - et Claude-Michel Schönberg - compositeur - sortent un double album adapté à la scène par Robert Hossein, au Palais des Sports. 260 000 albums vendu et un producteur britannique séduit, le fameux sir Cameron Mackintosh. Cet anglais est le prince de la comédie musicale ; ses productions font le tour du monde ; Cats, Miss Saigon, Le Fantôme de l’Opéra, Oliver,... 

 

«Après avoir écouté quatre titres de l'album, raconte-t-il, j'étais tellement emporté par la puissance mélodique et la théâtralité des chansons que j'ai appelé Alan Jay Lerner, l'auteur de My Fair Lady pour avoir son conseil, il m'a dit de foncer.» Le producteur réunit autour de Boublil et Schönberg, les écrivains James Fenton et Herbert Kretzmer afin de créer la version anglaise.

 

Les Misérables entrent dans la légende le 8 octobre 1985 au Barbican Theatre de Londres. Le triomphe est devenu planétaire, avec plus de 60 millions de spectateurs. «Les Misérables est le deuxième plus grand succès de tous les temps. Il risque fort d'éclipser Le Fantôme de l'Opéra, l'actuel tenant du titre. C'est lié à Victor Hugo, bien sûr, à Boublil et Schönberg aussi, qui sont les Offenbach d'aujourd'hui.»

 

Adapté pour le cinéma par Tom Hooper, "Les Misérables" sort aujourd’hui en France

 

Tom Hooper change complètement de registre, lui qui fut oscarisé pour son Discours d’un roi, s’engage sur un fresque impressionnante portée par Hugh Jackman dans le rôle de Jean Valjean, Russell Crowe dans celui de Javert et Anne Hathaway sous les traits de Fantine.

 

Mais... Parce qu’il y a un gros “mais”... Ou plutôt plusieurs... Déjà, Tom Hooper a choisi de se baser sur la comédie musicale plutôt que sur l’oeuvre de Victor Hugo, il reconnaît lui-même n’avoir lu le livre que lorsqu’il s’est engagé sur la voie du film. Dithyrambique sur l’écriture visuelle de l’auteur, il n’arrive pas à la retranscrire dans son film formaté, trop copié sur la version de Broadway.

 

Ensuite, quand Hugo joue l’ampleur, l’épique et le réalisme ; Hooper s’en sort sans finesse, avec des ficelles grossières. Les différents personnages, dans leurs éclectismes pointus qu’Hugo détaille, sont rendus tantôt larmoyants, tantôt christiques et tantôt comiques. Si vous avez aimé la comédie musicale, vous aimerez le film de Tom Hooper ; si vous avez adorer la fresque d’Hugo, vous irez vous tirer une balle dans le pied.

 


 

 

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