Et ça s’est vu dans la campagne. Il a accumulé les erreurs de stratégie. La première fut les fameux parrainages, sans lesquels un candidat ne pouvait se présenter à la présidence du parti qui fut à l’origine de dix années de gestion catastrophique de notre pays - et ne sortez pas que la crise y est pour une grande part ; elle ne débuta qu’en 2008... -. L’équipe de Copé était persuadé que nombre de candidats n’auraient pas les 7 924 signatures nécessaires pour se présenter et, curieusement, elle mettait Fillon dans le lot.
Ainsi, Copé lance sa première action de candidat en campagne ; il annonce aux médias, d’un air fier et sûr de lui, avoir reçu plus de 30 000 parrainages. Fillon joue le jeu, puisqu’il confirme le matin même dans le Parisien, à demi mot, la difficulté des candidats pour recueillir les signatures. Joie dans le camps Copé jusqu’à ce que, dans les minutes qui suivent, l’équipe de Copé dépose... 45 000 parrainages au siège du parti, tout en évoquant devant les médias «un secret mieux gardé que la recette du Coca». Le bluff parfait permettant de mettre en l’air la première opération de communication du camp Copé.
En début de campagne, l’équipe Copéiste se targuait d’avoir les meilleurs soutiens, la meilleure équipe et de railler Fillon qui, en sortant de Matigon, laissait son intendance de premier ministre. C’est ainsi que l’équipe Copé commença une nouvelle action de communication sur la force des soutiens, le rassemblement des troupes. Résultat des courses ; la plupart des “amis” de Copé rejoignent Fillon dès la fin de l’été : Christian Jacob, Luc Chatel, Valérie Pécresse, Bruno Le Maire et François Baroin s’en sont allés... Rejoindre le camp Fillon. Deuxième opération de comm mise en l'air.
Et c’est là toute l’explication du “tout à droite” de Copé ; rien n’a fonctionné pour lui et il est dans la merde ; les sondages sont mauvais et son équipe le sait. Ainsi, les militantes et les militants se sont tapés les arguties copéistes lancées dans les meetings, en même temps que son livre sortait. Logique ; les premières sortent tout droit du second. Et que je te balance du “racisme anti blanc”, du “pain au chocolat volé par les islamistes” - on croit rêver... - Bref ; il nous fait le copié/collé de la campagne ratée du “suçage de militants FN” de son ex président. La classe...
On attend avec beaucoup d’humour la fin de cette merveilleuse campagne qui se voulait identique, pour la droite, à celle des primaires citoyennes et socialistes et qui n’en a eu ni la qualité du débat d’idées ni les audiences.