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Le Kiosque aux Canards
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Election à l’UMP : après avoir perdu toutes les élections depuis 2007 ; ils perdent même leur élection interne.

Election à l’UMP : après avoir perdu toutes les élections depuis 2007 ; ils perdent même leur élection interne.

 

 

 

 

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Une fin de soirée UMPiste digne de leurs cinq années passées au pouvoir

 

 

A 23h30, contre toute attente, alors que c'était à la Cocoe (commission de contrôle) d'annoncer les résultats définitifs, Jean-François Copé prend la parole depuis le siège de l'UMP et annonce qu'il vient d'être élu : "Les militants de l'UMP viennent de m'accorder la majorité de leurs suffrages et ainsi de m'élire président de l'UMP." Dominique Dord, député fillonniste de Savoie, n'en revient pas: Il dénonce le "putsch médiatique" de Jean-François Copé.

 

 

A 23h32, François Fillon réplique immédiatement, cinq minutes après Copé, mais sur un ton plus prudent : "les résultats me donnent une courte victoire de 224 voix", dit-il, mais il attend la confirmation de la commission de contrôle. "Je ne lâcherai rien car ce qui est en cause aujourd'hui, c'est la capacité de la droite et du centre à incarner le redressement du pays", ajoute-il. "Je ne laisserai pas voler la victoire aux militants."

 

 

Une journée d’élection à droite ; entre mauvaise organisation et fraudes

 

 

Jean-François Copé arrive au siège de l'UMP. Les grosses fédérations ne sont toujours pas tombées (Paris, Alpes-Maritimes...). Le camp Copé, comme l'équipe Fillon affiche sa confiance. A 19 h 58, les proches de Copé se dit à son tour en tête : sur 41 000 bulletins dépouillés, Jean-François Copé aurait une avance de 500 voix, selon son entourage. 

 

 

Au même moment, l'entourage de François Fillon, sur 50 000 bulletins dépouillés, le dit en tête avec 52 % des voix. Au fur et à mesure du dépouillement, une course-poursuite s'engage : à plusieurs reprises, les deux camps donnent des chiffres contradictoires...

 

 

En parralèle s'ouvre un nouveau front : le camp Copé dénonce des irrégularités à Nice, dans la 1ère circonscription, fief de Christian Estrosi et d'une des plus importantes fédérations UMP de France. On aurait compté 500 bulletins de plus que le nombre d'émargements... La tension monte, Eric Ciotti, député de cette circonscription, dénonce des chiffres "totalement faux". Au bout d'un moment, un recomptage ramène l'écart à 80 voix seulement.

 

 

Deux présidents à l’UMP ; la commission de contrôle attaque une nuit blanche

 

 

A 2h15 rien de nouveau chez nos UMPistes ; la commission de contrôle bosse dans une atmosphère enfumée et pleine de caféine. Plutôt cocasse pour un parti qui n’a de cesse que de focaliser son opposition sur le manque de rigueur d’un gouvernement qui, lui, bosse pas trop mal. Que nos guignols commencent par s’occuper de remettre un minimum d’ordre chez eux avant de venir donner des leçons aux autres.

 

 

D’ailleurs, tout aussi mort de rire que les autres mouvements politiques, même le parti “cabine téléphonique” de Dupont-Aignan s’est fendu d’un communiqué, parlant d’”une élection de gribouille” qui “tourne à la farce” tout en lançant un appel aux militants UMPistes de venir grandir son micro-parti. Même son de cloche chez la fürhieuse qui vient d’envoyer son vice-président Florian Philippot qui pense que son parti a «le devoir de rassembler tous les patriotes. Oui, c'est une main tendue vers les militants UMP.» «Je pense qu'on vit en direct le crash de l'UMP, on hésite entre Dallas et le théâtre de guignol.»

 

 

Même le PS, sans trop le dire, rigole comme jamais. «Je ne peux pas me réjouir de cette situation», remarque le porte-parole du PS, David Assouline. «La France a besoin bien sûr d'une majorité, d'un gouvernement qui agi, mais aussi aussi d'une opposition qui fasse des propositions, qui soit constructive parce que nous sommes dans un moment où des orientations peuvent être débattues encore. Ça ne peut pas être pas une bonne nouvelle que de voir que la droite est à ce point en situation de se marginaliser sur le plan de sa crédibilité», a explique le sénateur.

 

 

Lire aussi : Couroucoucou la Cocoe !

 

 

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