Y’a des semaines où rien ne fonctionne. T’as beau t’évertuer à essayer de mettre en place un truc, ben ça barre grave en quenouille. Not’NanoPrésident, ça fait des semaines qu’il l’ouvre et que ça donne que dalle de chez que dalle. Rien ne fonctionne, rien ne marche, rien n’avance. Même un truc à peu près réglé de chez réglé comme l’intervention en Libye, voilà t’y pas que les troupes de l’OTAN n’ont plus de munitions et, comme l’OTAN utilise des munitions très particulières - voir, pour les puristes, la base de données ad hoc : ICI - les troupes françaises, italiennes et britanniques ne peuvent pas leur en filer. Donc... On nettoie les avions en attendant que ça se passe et ça bouffe la comm du NanoPrésident... Quand on a pas d’bol, on a pas d’bol.
Alors, ce dernier à eu une idée géniale. Comme toutes les promesses de sa campagne en direction des salariés, des ouvriers, berf ; de son électorat le plus pauvre, n’ont soit pas été mises en place, soit ont merdées, il décide de nous pondre une nouvelle réforme ; la prime “obligatoire”. Comme c’est une grosse daude, il y a eut plusieurs jours de tergiversations avant que le NanoPrésident ne se décide à imposer à ces entreprises le versement d'une prime, à la condition toutefois qu'elles versent des dividendes à leurs actionnaires et qu'ils aient augmenté.
En revanche, les entreprises de moins de 50 salariés seront simplement "incitées" à verser une prime.
C'est donc la version la plus contraignante qu'a retenue Sarko 1er, dans l'espoir de ressusciter le "président du pouvoir d'achat" qu'il avait promis d'être lors de la campagne électorale de 2007, à un an de la prochaine présidentielle. Bref ; il attaque sa courre aux Français avant de les rebaiser. Mais, c’est au moment de l’annonce de la loi que ça se corse et qu’arrive le déclenchement de la cacophonie gouvernementale.
Après l'évocation le 13 avril par le ministre du Budget, François Baroin d'un montant "d'au moins 1.000 euros" pour cette prime, la patronne du Medef, Laurence Parisot, avait dénoncé une mesure "incompréhensible". Mme Lagarde avait ensuite exclu d'imposer un montant.
Jeudi, François Baroin a laissé entendre que la prime serait exonérée de charges sociales jusqu'à 1.000 euros. Mais ce montant "n'est pas encore complètement stabilisé", explique t-on cependant de source proche du dossier.
Autre zone d'ombre du projet : la période de référence de l'augmentation des dividendes -une, deux ou trois années- n'est pas davantage fixée.
Le texte "sera voté avant l'été" et les décrets d'application "publiés au mois de juillet" pour que la mesure soit opérationnelle dès cette année, a cependant assuré François Baroin.
Prudents, on évoque à Matignon un projet de loi "soumis" au Parlement avant l'été et Christine Lagarde parle d'un vote "avant la fin de l'année". Donc, si on résume : peut être que cette loi passera au parlement quasiment trois mois avant l’élection présidentielle... Ou peut être pas.
Bien... ça valait le coup que le NanoPrésident se déplace et que le Canard tapote sur son clavier...