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Le Kiosque aux Canards
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Le baromètre de la semaine : Sarkosy chute, Hollande monte.

Le baromètre de la semaine : Sarkosy chute, Hollande monte.

 

 

 

 

 

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Tandis que l'exécutif est rattrapé par les « affaires » et chute lourdement, les favoris de la primaire socialiste, Aubry et surtout Hollande, sont les « chouchous » des Français.


Chute spectaculaire de la popularité de l'exécutif. Avec seulement 32% de bonnes opinions, Nicolas Sarkozy chute de 5 points depuis la fin juin et retrouve ses très bas niveaux du printemps 2011. Cette fois, François Fillon n'est plus épargné et se trouve entraîné dans la chute du Président. Le Premier ministre perd 9 points de bonnes opinions et bascule dans l'impopularité pour la première fois depuis février avec 50% de « mauvaises opinions » contre 44% de « bonnes opinions ».

 


Notre cote d'avenir des personnalités politiques est largement impactée par la primaire socialiste. Les deux favoris, M.Aubry (2ème, -3 points) et surtout F.Hollande (1er, -1 point), occupent toujours les deux premières places, tandis que les deux plus fortes hausses proviennent des deux outsiders ayant crevé l'écran lors du premier débat sur France 2 : M.Valls (9ème) gagne 7 points et A.Montebourg (10ème) 10 points ! La plus forte baisse est aussi socialiste, il s'agit de DSK re-testé pour la première fois depuis avril et qui, depuis, a divisé par deux sa cote d'avenir (passée de 54% en avril à 27% en septembre). Si elle n'a peut-être pas été aussi catastrophique que ne l'ont estimé les commentateurs, sa prestation télévisée ne lui permet visiblement aucun rebond.

 


Enfin, nos « duels » entre personnalité confirment que F.Hollande dispose aujourd'hui sur ses principaux traits d'image, d'une large avance sur sa rivale M.Aubry comme sur N.Sarkozy. Attention toutefois, la première secrétaire le domine sur sa proximité à l'égard des gens, et elle comme le Président apparaissent avoir nettement plus d'autorité et de dynamisme que lui.

 



1 - Rentrée catastrophique pour l'exécutif : après des mois de remontée le Président comme le Premier ministre s'effondrent en septembre. Dans le mauvais climat actuel des « affaires », ce sont les sympathisants de droite qui semblent perdre confiance dans leurs leaders

 



Après cinq mois de hausse quasi-ininterrompue de la popularité du Président, sa cote subit une baisse de 5 points des bonnes opinions et une hausse de 3 points des mauvaises. Les belles opérations de l'été, et notamment les succès en Lybie, sont largement effacées en cette rentrée par les affaires. Et encore, la perte du sénat n'est pas encore enregistrée dans notre mesure. 

 


Avec seulement 32% de bonnes opinions, Nicolas Sarkozy chute de 5 points depuis la fin juin et retrouve ses très bas niveaux du printemps 2011. Cette fois, François Fillon n'est plus épargné et se trouve entraîné dans la chute du Président. Le Premier ministre perd 9 points de bonnes opinions ? un record depuis sa nomination à Matignon ? et bascule dans l'impopularité pour la première fois depuis février avec 50% de « mauvaises opinions » contre 44% de « bonnes opinions ».

 


Plus fâcheux pour l'exécutif, leurs baisses s'expliquent par de lourdes pertes dans leur propre camps : l'un et l'autre chutent de 7 points auprès des sympathisants de droite. Avec seulement 59% de bonnes opinions (contre 38% de mauvaises) auprès d'eux, Nicolas Sarkozy voit son socle électoral pour la présidentielle bien fragilisé. Avec 73% de bonnes opinions auprès d'eux, François Fillon, peut encore largement voir venir.

 



2 - Cote d'influence des politiques : les personnalités de droite sont sanctionnées tandis que les favoris de la primaire socialiste sont plébiscités, Hollande et Aubry sont 1er et 2ème

 




Notre cote d'avenir des personnalités politiques est largement impactée par la primaire socialiste. Les deux favoris, M.Aubry (2ème, -3 points) et surtout F.Hollande (1er, -1 point), occupent toujours les deux premières places, tandis que les deux plus fortes hausses proviennent des deux outsiders ayant crevé l'écran lors du premier débat sur France 2 : M.Valls (9ème) gagne 7 points et A.Montebourg (10ème) 10 points ! S'agissant de ce dernier, il réalise l'une des plus fortes hausses historiques sur le baromètre et gagne surtout 13 points auprès des sympathisants de gauche (Valls n'en gagnant, lui, que 7). La plus forte baisse est aussi socialiste, il s'agit de DSK re-testé pour la première fois depuis avril et qui, depuis, a divisé par deux sa cote d'avenir (passée de 54% en avril à 27% en septembre). Si elle n'a peut-être pas été aussi catastrophique que ne l'ont estimé les commentateurs, sa prestation télévisée ne lui permet visiblement aucun rebond.

 


A droite, rares sont les personnalités ne perdant pas de points dans ce climat d'affaires surtout lorsque leurs noms ont été évoqués ces derniers jours à propos des « affaires » : -4 pour A.Juppé, -6 pour D.Villepin ou encore -3 pour JF.Copé (et -10 pts à droite). Certes, C.Guéant, le plus mis en cause (Hortefeux n'était pas testé) parmi eux ne baisse que de 2 points, mais il était déjà au seuil quasi-minimum de notre cote d'influence (15% ce mois-ci). D'autres, a priori concernés ni de près ni de loin par ces questions, mais largement identifiés à un premier cercle présidentiel, sont aussi sanctionnés : X.Bertrand chute ainsi de 7 points ce mois-ci (-10 pts à droite). 

 


Est-ce parce que son père a lui-même été mis en cause par R.Bourgi (qui l'accuse d'avoir reçu des valises de billets de la part d'O.Bongo) ? Toujours est-il que M. Le Pen ne profite nullement du « tous pourris » ambiant, bien au contraire, elle perd 3 points ce mois-ci, dont 8 auprès des sympathisants de droite.



3 - Traits d'image présidentiels : Hollande domine Aubry et, plus nettement encore, Sarkozy, mais il apparaît fragile sur deux dimensions : le dynamisme et l'autorité



A sept mois de l'échéance présidentielle nous avons décidé de re-tester (déjà testée en 2007 entre Sarkozy et Royal) une batterie standardisée de traits d'image présidentiels sous forme de duels entre les deux favoris à la primaire socialiste, et entre le premier des deux (Hollande) et le Président sortant.