Oui, Le Canard aime bien ce type. Non seulement il en a... Mais en plus il cause direct et franc. Parfait arabophone, et fin connaisseur du Maghreb, Boris boillon est né à Pontarlier, dans la Franche-Comté, un 9 décembre 1969. De parents « pieds rouges », surnom donnés aux militants de gauches venus aider l’Algérie après son indépendance. D’un père prof d’anglais et d’une institutrice de philosophie établis à Alger dans les années 60 et 70 ou il passe alors son enfance.
Boris Boillon est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’Institut national des langues et civilisations orientales. Après une mission à Mascate (Sultanat d'Oman) de 1993 à 1994, il est admis au concours pour l’accès à l’emploi de conseiller des Affaires étrangères (cadre Orient) en 1998. Il est nommé rédacteur au service Politique étrangère et Sécurité commune à l’Administration centrale (1999-2001) puis conseiller à l’ambassade de France à Alger (2001-2004).
Il est consul général adjoint à Jérusalem, en tant qu’adjoint du représentant spécial de l’Union européenne pour le processus de paix au Proche-Orient, d'août 2004 à avril 2006. Il est ensuite chargé de mission au ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire (mission aux Affaires internationales et européennes).
En janvier 2007, Boris Boillon devient conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, alors ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, et conserve cette fonction auprès de François Baroin, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, jusqu’en avril 2007. A la suite de l'élection de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle, Boris Boillon devient conseiller « Afrique du Nord, Proche et Moyen Orient » à la Présidence de la République. Il travaille avec Claude Guéant sur le dossier des infirmières bulgares détenus en Libye et organise la visite de Kadhafi à Paris.Il fut ambassadeur de France en Irak de 2009 à 2011, où il est, entre autre, chargé des contrats commerciaux.
Boris Boillon a été nommé ambassadeur de France en Tunisie. Ce sarkoboy 2.0, souvent présenté comme un James Bond de la diplomatie aura fort à faire pour redorer l'image de la France, déminer le terrain politique et retisser des liens avec la société civile. Sans compter la réorganisation d'un outil diplomatique qui a montré beaucoup de faiblesses au moment de la révolte tunisienne.
Hors, il commence son nouveau challenge par un bug. A l'origine de la polémique, une vidéo tournée mercredi alors que Boris Boillon rencontre la presse, selon son vu. A cette occasion, il déclare que « la Tunisie a donné au monde une leçon d'espoir », et explique qu'il est venu « écrire une nouvelle page dans la relation bilatérale » avec « un autre style, une autre approche ».
Ce nouveau « style » est plutôt direct. Dans la vidéo qui circule sur Internet, les questions des journalistes ont été coupées au montage, mais visiblement, elles n'ont pas toutes plu à Boris Boillon :
« N'essayez pas de me faire tomber sur des trucs débiles. Franchement, vous croyez que j'ai ce niveau-là ? Vous croyez que moi, je suis dans la petite phrase débile ? »
On voit ensuite Boris Boillon mettre fin brusquement à une interview en arabe avec une journaliste de la radio Mosaïque FM : « Pourquoi est-ce que vous me parlez de ça ? C'est lamentable, c'est nul, alors je ne réponds pas à votre question. » (Voir la vidéo)
La question portait sur les « préoccupations du peuple tunisien par rapport au comportement de la France durant la révolution », explique le site Nawaat. Selon Mosaïque FM, Boris Boillon a rappelé la journaliste un quart d'heure plus tard pour s'excuser. Trop tard, car les internautes tunisiens allaient vite s'emparer de l'affaire.
Et ben, vous savez quoi Jolies Lectrices et Fiers Lecteurs ; Le Canard aime vraiment bien ce type ; atypique, moderne, couillu et parlant un langage qui n’est certes pas d’une diplomatie entendue, mais qui a le mérite de dire les choses à la fois vite et bien. Ses résultats en Irak furent assez impressionnants et ce n’est pas parce que c’est un Sarkosyste convaincu que Le Canard doit lui taper dans la tronche.
Ceci étant, ça continue de chauffer pour la diplomatie Française en Tunisie.
Peut être envoyer MAM en ambassadrice en Tunisie ? Il paraît que ses parents ont de quoi la loger...