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Le Kiosque aux Canards
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Le Canard Enchaîné accuse Woerth d'avoir "bradé" l'hippodrome de Compiègne.




Le Canard Enchaîné affirme que le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, "s'était battu contre cette vente qu'il jugeait illégale", l'hippodrome appartenant à la forêt de Compiègne. Sollicité par l'AFP, le ministère de l'Agriculture a expliqué qu'"il y avait bien eu" des échanges entre les ministres Woerth et Le Maire pour la cession de l'hippodrome, et que "ces opérations ont été réalisées dans le strict respect du droit".

Eric Woerth "a bradé" à une société amie l'hippodrome de Compiègne lorsqu'il était au Budget, affirme le Canard Enchaîné, une information démentie par l'intéressé et par Bercy, qui assure que la cession "s'est déroulée de manière tout à fait légale et dans l'intérêt de l'Etat".

Selon le Canard Enchaîné daté du 14 juillet, M. Woerth, six jours avant de quitter le ministère du Budget, "a bradé une parcelle de la forêt de Compiègne avec son hippodrome et son golf à une association amie", la Société des Courses de Compiègne (Oise), jusqu'alors locataire des lieux, pour 2,5 millions d'euros.

"Cette transaction a été conclue de gré à gré sans enchère, ni appel d'offres", ajoute le Canard Enchaîné, qui assure que le président de la Société des Courses de Compiègne, Antoine Gilibert, est un "familier de Chantilly, de son hippodrome et de son maire Eric Woerth".

Woerth, actuellement ministre du Travail, est maire de Chantilly, dans l'Oise, où son épouse a monté une petite écurie de galopeurs.

"C'est n'importe quoi !", a déclaré le ministre au micro de RTL, qui l'interrogeait sur le sujet après le défilé du 14-Juillet.

"Ca n'a pas été vendu une bouchée de pain, ça a été vendu à l'estimation des domaines", a affirmé Eric Woerth.

"Il y a eu des évaluations de la part des services des domaines et ce type de terrain, ça vaut ce que vaut son utilisation (...). Il n'y a évidemment pas de sous-estimation d'un bien, c'est juste pas constructible, c'est juste un terrain pour un hippodrome, c'est juste normal de faire ça", a-t-il argumenté.

"Ca a été vendu dans le cadre d'une politique de vente immobilière des domaines de l'Etat que j'ai créée", a-t-il poursuivi.

"Des dossiers comme ça, on doit pouvoir en trouver 1.000, 1.200, 1.300, 1.500", a-t-il encore fait valoir.

Interrogé par l'AFP, Bercy avait déjà assuré mardi que la cession de l'hippodrome de Compiègne s'était "déroulée de manière tout à fait légale et dans l'intérêt de l'Etat".

D'après le ministère, "les droits forestier et domanial permettent la vente d'une partie d'un domaine public forestier à trois conditions", réunies dans cette transaction: une parcelle de moins 150 hectares, l'absence d'impact écologique et qu'il ne s'agisse pas d'une exploitation forestière.

Le quotidien satirique affirme aussi que le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, "s'était battu contre cette vente qu'il jugeait illégale", l'hippodrome appartenant à la forêt de Compiègne. Sollicité par l'AFP, le ministère de l'Agriculture a expliqué qu'"il y avait bien eu" des échanges entre les ministres Woerth et Le Maire pour la cession de l'hippodrome, et que "ces opérations ont été réalisées dans le strict respect du droit".

Cette vente a été aussi évoquée mardi sur le site de l'hebdomadaire Marianne qui écrit: "Quelques jours avant son transfert au ministère du Travail, en mars 2010, le ministre du Budget organisait la vente de l'hippodrome de Compiègne à des amis d'amis, au prix d'une acrobatie juridique".