Adapter sa politique, c’est logique ; le monde bouge, change, évolue ou régresse d’ailleurs ; c’est de l’obligation d’un chef d’Etat que de voir, d’écouter, d’entendre et de modifier sa politique en fonction de ces données. Mais, nous, nous avons la change d’avoir un NanoPrésident. Un caïd du retournement de veste du moment que ça mousse dans l’instant.
Ainsi, après avoir souhaité une rupture avec ce qu’il avait trouvé en arrivant à l’Elysée - soit un septennat et un quinquennat Chirac et ses amis -, ne voilà t’y pas que notre champion de la promesse non tenue nous fait monter en grade le plus fidèle des amis de Jacques Chirac, Alain Juppé, à des fonctions qui ressemblent à s’y méprendre à un vice-premier ministre.
Abandonnant l’ouverture à gôche, voilà qu’il nous fait une ouverture aux potes de Chirac ; d’ailleurs, n’est-ce pas un hasard si notre NanoPrésident invita Dominique de Villepin à l’Elysée il y a quelques jours. Trois mois après le fameux remaniement proclamé comme le changement du siècle cinq mois avant, nous sommes de nouveau servis par celui-ci.
Mais, plus compliqué sans doute à faire passer à son électorat ; nous voici face à des changements de politique pour le moins curieux car totalement ambivalent à un peu plus d’un an des prochaines élections présidentielles. Car, soit son quinquennat s’est bien passé - ses réformes ont fonctionné et rien n’est à modifier - soit ces quatre dernières années furent merdiques à souhait et il est grand temps que le NanoPrésident présente une politique fiable afin de pouvoir regagner ses électeurs.
Hors, l’abandon des projets phares de son quinquennat semble orienter l’analyse sur la seconde explication ; ça a merdé, faut tout changer. Le bouclier fiscal repart dans les limbes ; la politique écologique a pris un coup dans sa tronche lors du sommet de Copenhague et le rejet par le Conseil constitutionnel de la taxe carbone ; plus question aujourd’hui de mettre en place la suppression du juge d’instruction, qui constituait pourtant la principale communication gouvernementale de ces derniers mois.
Encore sur la justice ; les premières lois UMPistes mettaient en place des peines planchers pour mettre le maximum de personnes en taule ; les dernières législations pénitentiaires vont dans l’autre sens puisqu’elles instaurent de multiples aménagements de peines afin de vider les prisons.
Le fameux ministère de l’immigration et de l’identité nationale n’existe plus ; sans doute vaincu par le débat ubuesque qu’il nous a sorti l’an passé ; On ne parle même plus de la réforme des lycées et la loi Hafopi en est à son énième aménagement. Bref ; on se demande ce qu’il reste aujourd’hui des mesures présentées comme le renouvellement de notre société il y quatre ans.
Alors voilà ; aujourd’hui que nous reste-t’il ? Des visites aux sites chrétiens Français et un débat sur l’Islam en France, ce qui semble vraiment très léger. A moins que notre NanoPrésident, conscient de la démesure de son égo par rapport à la réalité de sa politique et de son impact sur les Français ne décide de passer la main lors des prochaines présidentielles. A part cette option, que lui reste t’il d’autre ? Parler peut être...