Vendredi 21 janvier 2011, une manifestation pacifique de citoyens et d'élus venus soutenir leur communauté de communes (CdC Autour d'Anduze) menacée d'éclatement par la volonté d'expansion de l'agglomération d'Alès, a été réprimée avec une violence inouïe par les force de l'ordre.
Gazage et matraquage sans aucune sommation alors qu'il n'y avait, de la part des manifestants, aucune violence ni dégradation. Une vidéo amateur montre clairement les faits : des manifestants pacifiques, des élus (en écharpe) gazés, des personnes âgées gazées et matraqués, des manifestants blessés et des enfants qui courent.
La vidéo est édifiante, car ce ne sont pas des casseurs en action, ni de dangereux socialo-bolchéviques souhaitant une révolution populaire ; il s'agit ici, simplement, de citoyens responsables et des élus locaux.
Le contenu de cette vidéo est plus qu'inquiétante, car si le pouvoir, relégué localement par les préfets, ne trouve qu'un argument de violence face à des manifestants pacifiques, on peut légitimement se poser la question de la cohérence du maintien de l'ordre dans ces cas là : telle la légitime défense où la riposte doit être proportionnée à l'attaque, il n'y a aucune attaque de la part des manifestants ; la riposte des pouvoirs publics se doit d'être en phase : discussion, négociation.
Zéro pointé au désormais fameux « savoir faire » de MAM.