L’info donné ce matin sur Le Kiosque aux Canards semble prendre une tournure un peu complexe puisqu’elle semble s’être mise en place sans l’aval du ministère de l’intérieur - ben voyons - ni celui de la direction de la RATP et sans prévenir la présidence des transport d’Île de France.
Ainsi, le ministre de l'Intérieur assurait lui-même à France Info "ne pas être au courant de ces événements", le président PS du Syndicat des transports d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon a saisi le préfet Lambert "pour que toute la lumière soit faite sur les conditions d'organisation et d'exécution de cette opération de police et que les responsables soient sanctionnés", qualifiant cette opération "hors de tout cadre juridique", de "voie de fait".
De son côté, le PRG de la RATP s’y colle aussi : “Je ne suis pas responsable de la gestion d'une opération de police. Je suis simplement étonné que nous n'ayons pas été avertis alors que la police avait visiblement prévu d'utiliser nos moyens pour déplacer ces personnes. Nos textes ne prévoient pas une affectation de nos transports pour ce type d'opération. Le tramway n'est pas fait pour ça."
Plus étrange, il explique qu’il a été débordé par son staff local, pris lui aussi de vitesse par l’opération, qui aurait proposé directement aux forces de l’ordre d’acheminer leurs “voyageurs” en rame “privative” ; "Nous avons été confrontés à un trouble à l'ordre public en voyant affluer une masse de gens qui voulaient entrer sans s'acquitter du paiement du tarif de transport".
Résultat des courses... La RATP a mis en place un convoi spécial pour évacuer une centaine de famille, en séparant certaines fois les femmes, les hommes et les enfants, alors que ni le ministère, ni la présidence de la régie, ni le préfet, ni la présidence des transports d’Île de France ne semblent être au courant.
C’est beau un pays où les choses roules toutes seules, surtout quand il s’agit de personnes, et non de marchandises...