Ben oui. Si tu cogites bien, faut pas hésiter deux secondes. C’est bien beau de manifester pour les retraites, mais en fait, vu que ça fait maintenant quelques années qu’on se fait tous enculer sur tous les sujets - et que certains ont l’air d’aimer ça, puisqu’ils se vautrent dans une confiance sans limite de notre NanoPrésident - la solution, c’est de vérifier le diamètre.
Ils ne bougent pas d’un iota, se plantent dans leurs réformes - quand ils les font - se bouchent les oreilles au moindre branle-bas populaire, mettent sur écoute des journalistes, des hauts fonctionnaires, et sans doute bien d’autres. Nous foutent en taule des jeunes gens qui l’ouvrent un peu de trop, arguant que l’ouvrir c’est l’antichambre d’un terrorisme sournois, se paluchent quand un papy flingue une gamine qu’a l’âge de la fille du Canard et se retrouve en préventive ; et nous pondent un discours sur les casquettes à l’envers quand on parle d’identité nationale.
Tu parles d’un monde, toi !
Et voilà t’y pas notre bon peuple UMPiste qui se félicite qu’un Bockel nous propose de passer les gamins de trois ans au “Karcher trouveur de délinquance” au cas ou on ai pas assez de robeux et de black pour faire bondir les statistiques. Encore un reportage sur TF1 concernant les bandes à Paris ou les banlieues à trafics et le tour sera joué. Simplement un truc, comme ça, en passant ; Le Canard, à l’époque où il fut un jeune parisien du XIIIème arrondissement, se fritait tout pareil contre les bandes - pas ethniques à l’époque, mais aussi violentes, quoique... Le Canard a des souvenirs de bastons contre des viets, c’était pas de la danse classique... - ;
Le Canard se souvient aussi - dixit le père du Canard, flic de son état à l’Etat Major de la Circulation de la Préfecture de Police - qui lui a longuement raconté l’arrivée des stupéfiants dans notre payset, surtout, qui les rapportaient de différentes campagnes militaires...
Le Canard a surtout vu, à cette époque, les barres hlm se construirent et polluer la mixité sociale par un parquage aussi idiot que dépourvu de toute humanité. La mixité est la base, le souffle, la solution. Mais, quand tout augmente exponentiellement à la baisse des revenus, des remboursements, des aides ; ben c’est pas simple d’avoir une vision humaine certes, mais avant tout coûteuse. Alors, pour faire tourner le pastis dans les réunions de comptoirs, on préfère agir sur l’instant.
Alors oui, on se fait enculer. A sec, et assez souvent. Le tout est de se demander quand nous considérerons que le diamètre du trou devient ingérable.