Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Kiosque aux Canards
Le Kiosque aux Canards
Menu
Les Palestiniens se rendent à l’ONU pour obtenir enfin un Etat

Les Palestiniens se rendent à l’ONU pour obtenir enfin un Etat

 

 

 

lekiosqueauxcanards-etat-palestine

 

 

 

"Le train palestinien est en route pour New York", répètent leurs dirigeants, en dépit des menaces américaines et des ultimes pressions pour empêcher le convoi d'arriver à la session annuelle de l'Assemblée générale.

 

Les Palestiniens, tout en jurant privilégier les négociations, se disent "contraints" d'aller aux Nations Unies en raison du naufrage du processus de paix avec Israël depuis un an.

 

A travers la Cisjordanie, les rues sont pavoisées et l'on prépare des manifestations "non violentes" pour accompagner la "démarche historique" à l'ONU.

 

La direction palestinienne a appelé à "une large mobilisation en Palestine, dans les camps de réfugiés, dans le monde arabe et tous les pays du monde".

 

"Nous avons droit à notre Etat comme n'importe qui dans le monde et nous avons droit à la fin de l'occupation", a plaidé une réfugiée du camp d'Al-Amari, près de Ramallah, lors du lancement de la campagne "Palestine 194" (l'ONU compte aujourd'hui 193 Etats, NDLR).

 

Un Etat sur les frontières du 4 juin 1967, c'est-à-dire la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, soit 22% du territoire de la Palestine mandataire partagée en 1947.

 

Le président Mahmoud Abbas, qui à 76 ans veut rester dans l'histoire du mouvement national palestinien, soumettra la demande d'adhésion au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon le 23 septembre --sauf alternative "crédible" de retour aux négociations d'ici là.

 

C'est en qualité de chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), "seul représentant légitime du peuple palestinien", que M. Abbas remettra la requête à M. Ban.

 

--"L'heure de vérité approche"--

 

"L'heure de vérité approche... Les Palestiniens vont ramener leur lutte là où tout a commencé: dans l'enceinte de l'Assemblée générale", promet le négociateur Mohammad Chtayyeh, en référence au vote de l'ONU sur la partition de la Palestine en 1947.

 

"Notre priorité maintenant est d'aller au Conseil de sécurité et de demander notre admission", a déclaré jeudi le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad Al-Malki lors d'une conférence de presse.

 

Mais l'ambition palestinienne se heurte à l'hostilité des Etats-Unis et d'Israël.

 

L'administration Obama, après avoir laissé espérer aux Palestiniens une entrée à l'ONU en 2011, a fait savoir qu'elle opposerait son veto à leur démarche au Conseil de sécurité, se déconsidérant aux yeux d'une opinion palestinienne qui attendait beaucoup du président américain.

 

A défaut, les Palestiniens pourraient se tourner vers l'Assemblée générale afin de solliciter le statut d'"Etat non-membre", à l'instar du Vatican.

 

Cette formule, à condition d'obtenir une majorité simple de l'Assemblée, qui leur est acquise (ils revendiquent la reconnaissance de 127 Etats sur 194, soit presque les deux tiers) leur permettrait de devenir membres à part entière de toutes les agences de l'ONU et de traités internationaux.

 

Israël, isolé, reste spectateur d'une initiative qui lui échappe, se bornant à appeler à la reprise des négociations et à tenter de limiter les dégâts.

 

Il s'efforce d'agréger "une majorité morale qui impliquerait un bon nombre de pays occidentaux démocratiques sans lesquels (la requête palestinienne) perdrait de sa légitimité", selon un responsable du ministère des Affaires étrangères.

 

Après avoir hésité, le Premier ministre Benjamin Netanyahu ira lui-même devant l'Assemblée général de l'ONU pour présenter les objections de son pays.

 

Son chef de la diplomatie Avigdor Lieberman multiplie les mises en garde contre les "conséquences graves" de la démarche palestinienne.

 

Sur le terrain, police et armée israéliennes se préparent au scénario d'une "troisième Intifada" tandis que les colons comptent mettre tout en oeuvre pour empêcher la création d'un Etat de Palestine.