Les UMPistes nous ont fait un grand show style jeu télévisé pour contrer l’ultra médiatisation des primaires socialistes et citoyennes. D’ailleurs, rien que le choix d’un tel format montre à quel électorat ils souhaitaient s’adresser : celles et ceux qui regardent ce type d’émissions.
Pas glorieux, certes, mais, avec la fuite de leurs électeurs, ben ils font ce qu’ils peuvent pour rattraper au moins les plus beaufs d’entre eux, ceux qui n’ont pas encore franchis la ligne aujourd’hui bien mince de l’UMPFn.
Tentative avortée ; les médias n’en ont parlé que pour mettre le doigt sur le format assez limite ainsi que sur les approximations développées par nos UMPistes ; ça ne valait pas le coup de faire déplacer autant de ministre en exercices, alors qu’ils ont largement de quoi faire dans leurs ministères. Mais, il est sans doute bien plus aisé, lorsque, comme eux, on a planté son quinquennat, de promouvoir des résultats bidons plutôt que de reconnaître qu’il faut changer de cap avec urgence.
L’exemple du jour ; les chiffre de la pauvreté. Sujet primordial s’il en est pour les UMPistes et leur NanoPrésident, puisque c’est eux qui annonçaient, lors de leur campagne en 2007, que lorsqu’ils seraient élus “plus aucun SDF ne serait obligé de dormir sur les trottoirs sous 2 ans.” Quatre ans après, il a revu à la baisse ses objectifs, il s’agit de faire baisser d’un tiers la pauvreté en cinq ans. D’où l’urgence pour eux de montrer que les choses évolues dans le “bon sens”. Ainsi, le rapport du ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale affirme que la pauvreté recule depuis 2008. “la proportion de pauvres dans la population est passée de 13,1 % en 2006 à 11,6 % en 2009”.
Mais les associations, elles, ne sont pas d’accord. Et elles argumentent, non pas avec leurs chiffres, mais avec ceux de l’INSEE qui, comme elles, considèrent que la pauvreté a, en réalité, augmenté d’une manière tr!s inquiétante. Selon l’INSEE, en 2009, on comptait 8,2 millions de pauvres contre 7,8 millions en 2008.
Emmaüs France a décidé de réagir en dénonçant que “la politique menée aujourd’hui vise à combattre les pauvres” :
« Cette manipulation est dangereuse car elle prétend valider une politique qui pourtant n'aide en rien les plus démunis, bien au contraire... Pensons à la casse de tous les dispositifs sociaux (formation, santé, insertion), lesquels devraient au contraire permettre à la France d'amortir les effets de la crise... La politique menée aujourd'hui n'est pas favorable aux plus démunis : elle vise à combattre les pauvres et non les causes de la pauvreté. »