C’est quand même étrange que les mêmes politiques - UMPistes, hein... - qui mettent en avant la crise pour expliquer que les deux tiers des mesures qu’ils nous avaient promis pour changer la France se sont lamentablement vautrées, se félicitent de promouvoir des nouvelles mesures que nous, qui n’avons rien demandé de tel, paierons.
Le NanoPrésident a mobilisé six chaînes pour nous expliquer, qu’en fait, les milliards dépensés pour le bouclier fiscal, le “travailler plus pour gagner plus” n’avaient rien donné, puisqu’il était, aujourd’hui, obligé de sortir de son chapeau d’autres mesures qui nous coûteront chers, encore. La crise date de 2008 ; nous sommes début 2012 ; sur quel mirage comptait il pour nous en sortir ? Sur quelles mesures prises, entre 2008 et 2012, nous a t’il développé, expliqué, une quelconque réussite ? Que dalle, rien, nada, mes couilles... Elles n’ont rien arrangé, alors on en balance d’autres et puis, vu que dans trois mois on ne sera plus là, “on verra ce que vous ferez” comme le disait Juppé.
Pour un président qui mettait le courage et la lucidité tout en haut de ses valeurs ; c’est un peu court, jeune homme... Ah oui ; y’a la vérité, aussi. Parce que, comme ça, vite fait ; la presse un peu pointue ne s’est pas gênée de mettre le pouce là où ça fait mal ; les mensonges. Le Kiosque aux Canards vous a, dès qu’il a entendu hier soir le coup de “je n’ai jamais parlé de TVA sociale”, mis en ligne le communiqué de la présidence de la République où on pouvait lire les mots de “TVA sociale” - pour les jolies lectrices et fiers lecteurs qui avaient un peu picolé hier ; lire : “Sarkozy A Causé Dans Le Poste Et C’est La Merde” -. Mais, aujourd’hui, avec le recul, on s'aperçoit qu’il en a cinq autres assez flagrants.
Le premier porte sur la TVA sociale. Nicolas Sarkozy proposait hier une réforme identique à celle de l’Allemagne qui a augmenté son taux de TVA de 3 points pour baisser les cotisations sociales - un point - et réduire la dette - deux points -. Notre NanoPrésident a indiqué que cette hausse n’avait pas eu d’impact sur les prix et avait boosté la compétivité.
Hors... - que le roi des gnous bénisse Internet - voici ce qu’écrit la Cours des comptes dans un rapport nommé “Les prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne” ;
“Selon une étude de la Bundesbank, une grande partie de cette augmentation de la TVA a été répercutée dans les prix : selon la banque centrale allemande qui fonde son analyse sur un panier de 40 biens, l'augmentation de 3 points de la TVA aurait contribué pour 2,6 points à la hausse des prix en 2007. La question de l'effet économique de cette hausse de la TVA, notamment en termes de compétitivité, reste en revanche peu documentée.”
Sarkocchio : one point..
En parlant de TVA sociale et d’Allemagne - à se demander si nos UMPistes ne vont pas briguer les prochaines présidentielles en Allemagne... - Notre NanoPrésident affirmait que “Nos amis allemands l’ont fait en 2004, et c’était un socialiste, Gerhard Shröder”. Et bien, jolies lectrices et fiers lecteurs ; c’est toujours aussi faux. ce projet, porté par la CDU CSU, la formation de Mme Merkel, fit partie des grands débats de la campagne électorale de 2005. Mme Merkel, élue à la tête d’une grande coalition, mit n œuvre son projet de TVA sociale qu’un an après, en juin 2006. Cela faisait donc un an que Gehrard Schröder n’était plus au pouvoir.
Sarkocchio : two points...
On continue sur la lancée des conneries pour faire passer la purée. Dans un rapport du Trésor de mai dernier, sur un salaire compris entre 2 184,00 euros bruts et 2 946,00 euros bruts ; les charges sont de 21,03 % pour les patrons allemand et de 43,75 % pour les patrons français. Ok. Mais... Dans ce même rapport, une précision importante est expliquée pour ce calcul ; il est théorique et se base sur une seule tranche de salaire. Si on prend la moyenne globale des salaires et des charges des deux pays, ce même rapport nous montre un taux de 35 % des recttes affectées à la protection sociale pour l’Allemangne contre 44 % pour la France. Ainci, nous ne sommes plus “deux fois plus élevés”, mais nous avons un écart de 9 points, soit un quart.
Sarkocchio : three points...
Si l’Espagne a entamé - pas “réformé” - une réforme des retraite contrainte par les marchés et dans le cadre du plan de rigueur Européen, l’Allemagne, elle, à, sous le gouvernement socialiste, réduit le taux de remplacement des revenus et mis en place un système de financement assurantiel partiel. Mais... la hausse de l’âge de départ comme en France a été mise en place en 2007 par Angela Merkel, et donc par la droite.
Sarkocchio : four points...
La Grande-Bretagne a complètement échouée quant à sa TVA sociale et ça a fait chier le NanoPrésident qu’on lui rappelle. Il a donc répondu qu’il n’y avait plus d’industries chez eux. Et ben c’est encore faux. La Grande-Bretagne est plus industrialisée que la France : 16,7 % du PIB pour elle et 14,1 % pour nous. Sa production manufacturière aussi, d’ailleurs ; 93,4 % pour elle et 89,1 % pour nous.
Sarkocchio : five points...
S’il y a encore des baltringues pour lui faire confiance ; Le Kiosque aux Canards vous propose de créer une cage à côté de celle des pandas Chinois ; on ira leur filer des caouètes après le 6 mai.