Déjà, quoi qu’on pense, c’est une notation de copie. Ce n’est pas un bidule qui nous tombe sur la tronche par hasard et l’euro n’a pas grand chose à voir la dedans ; d’autres pays utilisant cette monnaie ne sont pas dégradés, et d’autres, ne l’utilisant pas le sont. C’est une note, qui vient confirmer ce que certain d’entre nous racontent depuis déjà quelques années, avant la crise ; la politique économique du NanoPrésident est une bêtise.
Alors, on peut se la jouer parents irresponsables et affirmer le plus fort possible que c’est de la faute des agences de notation, comme on s’exclame que c’est de la faute des profs quand ta naine ou ton nain arrive avec un carnet pourri ; nan : c’est de la faute au manque de boulot.
Le soucis ? Ben c’est que l’équipe gouvernementale qui succédera aux UMPistes et au NanoPrésident se prendra dans la tronche l’héritage de la mauvaise gestion. Et, au lieu d’emprunter à des taux de triple “A”, elle se verra dans l’obligation de se taper ceux d’un double “A” +.
Mais, y’a un loup supplémentaire dans la communication du NanoPrésident et de son troupeau ; ils ne parlent pas des “attendus” que donne l’agence de notation à la dégradation de la note : « Nous estimons qu'un processus de réforme basé sur le seul pilier de l'austérité fiscale risque de devenir contraire au but recherché alors que la demande intérieure baisse en même temps qu'augmentent les préoccupations des consommateurs au sujet de la sécurité de l'emploi et de leur revenu disponible, érodant les recettes fiscales des pays ».
Et ça ; c’est exactement ce que la gauche ne cesse de répéter ; la seule austérité ne sert strictement à rien. C’est d’ailleurs ce que le candidat Hollande martèle depuis le début de sa campagne “interne”, bien avant sa désignation lors des primaires.
Alors ; que les UMPistes cherchent à minimiser cette dégradation n’a rien d’anormal. Sauf que, les solutions existaient et qu’ils ont été, comme à leur habitude, totalement autistes en essayant simplement de palier aux erreurs de début de quinquennat. Quant à celles et ceux qui se demandent encore si la gauche aurait fait mieux ; la réponse est donc "oui".