Pierre Camatte est ce fameux retraité qui profite de sa liberté pour bosser dans l’humanitaire. Discret, membre d’une Organisation Non Gouvernementale assez peu connue - Icare - pour laquelle il travaillait à éradiquer le paludisme dans le nord-est du Mali.
On le connaît aussi comme président du Comité de jumelage entre Gérardmer dans les Vosges et Tidarmené au Mali.
Bref ; un associatif de l’humanitaire comme il en existe beaucoup, dans notre pays connu pour son altruisme envers l’Afrique - humour -.
Sauf que...
Et bien sauf que, Bernard Bajolet - ancien Ambassadeur en Algérie et en Irak - chargé par le NanoPrésident depuis juillet 2008 d’un ménage dans les services d’espionnage - DGSE - et de contre-espionnage - DCRI - afin qu’au pire ces deux services ne se marchent pas sur les pieds et qu’au mieux ils mettent en commun leurs renseignements, a vendu a mèche d’une manière bien peu professionnelle.
Le 27 janvier 2010, lors d’une audition à la Commission de la défense nationale et des forces armées, Bernard Bajolet a grillé la couverture de Pierre Camatte, pourtant toujours otage de la branche Magrebhine d’Al Kaïda.
Ce jour-là, en fin d’audition, Bajolet est en effet interrogé très timidement par le député socialiste Guillaume Garot sur « les informations qu’il pouvait transmettre sur les agents des services retenus en otage ». Et M. Espionnage, tout à sa tâche d’information des parlementaires d’annoncer que huit français étaient alors prisonniers à l’étranger : « quatre au Soudan, un en Somalie, deux en Afghanistan », énumère-t-il et de préciser « un au Mali, Pierre Camatte ».
C’est une sacrée bourde, d’autant que si Pierre Camatte semble en effet avoir mis en place une “légende” d’humanitaire afin de remplir sa mission, les autres otages énumérés par Bajolet ne sont pas des agents de renseignements Français ; ainsi, non content de carboniser un agent en difficulté, ce monsieur espionnage de l’Elysées a jeté la suspicion sur des otages encore aux mains de leurs ravisseurs. Il est a souhaiter que ces derniers n’ont pas eu vent des révélations de ce baltringue.
C’est une énorme bourde.
Car de tout temps les membres - civils ou militaires - du renseignement ont toujours été protégé par leur hiérarchie, et c’est le minimum vital pour que les missions soient réalisées avec le moins de casse possible.
Après les carnets du général Rondot, mis en lumière par l’affaire Clearstream, un responsable élyséen met en danger des agents de terrain.
Ainsi, l’UMP qui nous balance de la sécurité en veux tu en voilà en prévision des élections régionales, mal barrées pour la majorité présidentielle ; ainsi, l’UMP qui nous pond une loi dès qu’un chat perdu se fait renverser par une bagnole ; ainsi, l’UMP qui nous met en place 120 réformes dont moins de 10% sont aujourd’hui en état de fonctionner ; ainsi, l’UMP qui décide de mentir et de jeter aux chiens un tête de liste PS dans le Val d’Oise, n’ayant aucun argument de campagne pour stopper la claque dans la tronche qu’ils vont prendre ;...
Et bien, l’UMP n’est même pas capable de tenir ses troupes, de gérer au quotidien, d’appliquer les belles paroles de campagne - pouvoir d’achat, plus un seul SDF dans les rue en 2 ans, travailler plus pour gagner plus,... - et, à chaque microcosme de la société qu’elle gère, on trouve un bordel incroyable.
Vous savez quoi, Jolies Lectrices et Fiers Lecteurs ? Ben, rien que pour leur foutre une grande claque dans la gueule, ça vaut le coup d’aller voter aux régionales.