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Le Kiosque aux Canards
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Pourquoi Sarkozy est foutu.

Pourquoi Sarkozy est foutu.

 

 

 

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Le Canard ne va pas vous re balancer sa théorie sur la non représentation du NanoPrésident ; il l’a écrit une fois, ça suffit - pour celles et ceux que ça tente ; lire Sarkozy ne se représentera pas -. La Canard ne va pas non plus égrener de nouveau la longue liste des promesses non tenues, des promesses tenues mais pas conduite jusqu’au bout, des promesses tenues qui se sont vautrées. Nan ; Le Canard va juste vous donner son sentiment, qui semble être partagé par pas mal de ses jolies lectrices et de ces fiers lecteurs.

 

 

 

On pourrait, d’ailleurs, regrouper ce sentiment en une seule phrase, un seul terme générique qui serait un bidule du genre “On en a plein le cul”. Ce n’est pas une question de positionnement politique - du moins, ça ne l’est plus - ; ce n’est pas non plus la proximité d’une échéance électorale primordiale de notre Vème république ; on en a juste, simplement, basiquement “Plein le cul”.

 

 

La pugnacité et le courage de Sarkozy ne suffisent plus

 

 

Personne ne pense que le NanoPrésident est, humainement, limite ; il a des qualités humaines indéniables, qui vont de la pugnacité au courage. Mais, cela ne suffit pas ; cela ne suffit plus. L’époque n’est plus tournée vers ce type de posture. S’il faut du courage et un moral de Pitbull pour présider la république, il faut aussi être en phase avec le minimum de ce que l’on demande aux citoyens que l’on administre. Et ce n’est pas le cas. 

 

 

 

Les mesures sorties ces dernières semaines, ces derniers jours, montrent qu’il y a un décalage total entre la présidence et les Français et plus cette distance est visible, plus elle vient fusionner avec ce que nous montrait de lui notre NanoPrésident au début de son quinquennat ; Passer du blingbling, qui séduisait sans doute les beaufs de droite à un activisme extrême, fait tourner les têtes des plus séduits. Même au sein de l’UPM, ça commence à faire la tronche.

 

 

L’UMP commence à se poser des questions

 

 

 

Ainsi, le 10 janvier dernier, le premier ministre expliquait aux parlementaires UMPistes que, malgré un certain nombre de questions, il fallait lui faire confiance. C’est la phase tant redouté des professionnels de la com politique ; les bras qui se baissent, alors que les jambes continuent à se mouvoir. 

 

 

 

Fillon l’exprime comme suit : « Par rapport à cette stratégie et à la réaction de l'opinion publique, on a tous des interrogations. Mais on va avoir un candidat, c'est lui qui pilote la stratégie, je vous invite à faire preuve de la plus grande unité derrière cette stratégie. On doit faire bloc car c'est lui qui doit nous permettre de gagner l'élection présidentielle et donc les législatives. »

 

 

 

Un besoin de réussite pour Sarkozy. Trop tardif.

 

 

 

Hors, au bout d’un moment, même s’il est long de quatre ans, on a tous besoin de résultats, de choses concrètes à se fourrer sous la langue, d’actes qui changent véritablement nos vies ou, plus bêtement, qui nous permettent une certaine fierté par rapport au dirigeant qu’une majorité d’entre nous à choisi. On a tous besoin d'apercevoir le début du commencement d’une couille chez celui qui nous “guide”. Remarquez, à ce sujet, que si une majorité de Français étaient contre la réforme des retraites, la cote du NanoPrésident à augmenté alors ; il allait jusqu’au bout d’un déterminisme politique, de sa logique.

 

 

 

A l’inverse, hier, lors du bien pompeusement nommé “Sommet social”, aucune trace de la "TVA sociale", aucune continuité sur le fameux “pacte de compétitivité” ; pas de suivi, pas de logique, pas d’envie. On nous re balance des mesures, nouvelles dans les termes mais déjà annoncées quelques mois plus tôt. Même l’annonce de la “taxe Tobin” à la française semble se noyer dans ce qui existait en 2008, que Sarkozy s’est empressé, alors, de supprimer ; l’impôt de bourse. Un peu la même logique que la police de proximité, tellement combattue par la droite, mais rapidement remise au goût du jour, sous un autre nom.

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy, notre NanoPrésident, est foutu. Il n’a pas assez de temps pour remonter ces cinq années de présidence, précédées par ces années de ministre. Rien ne changera plus, rien ne rattrapera ces années. Et, vous savez le pire ; il arrive encore à nous faire rire, en ces temps où nous aurions besoin d’une force tranquille, mais sérieuse.

 

vousaimerez