Ouais... Le Canard est un peu remonté sur ces coups là. Entre le pasteur qui a l’humanisme rentré dans son cul, au fond à droite, et les sacs à merde qui font la gueule parce qu’une gargouille porte le nom du chef de chantier - comme la tradition le permet - sur la cathédrale de Lyon - bon, il se nomme Ahmed et l’inscription qu’il a choisis est “Dieu est grand” en Français et “Allah akbar” en arabe et tout ça, ça énerve nos gros connards... Que du bonheur.
Le cas du pasteur est plus grave. Non seulement cet abruti devrait se pencher sur l’histoire des religions - et plus généralement sur l’histoire de l’humanité... - pour se rendre compte que la violence religieuse reste la même, d’où qu’elle vienne. Qu’il y a plein plus de musulmans dans le monde qui vivent la même foi ouverte et calme que de chrétiens et qu’inversement, y’a autant d’imbéciles dans un camp que dans l’autre.
Ensuite, cet imbécile risque de mettre les nerfs aux imbéciles de l’autre bord ; c’est là que tout le monde se rejoint : “mon ami imaginaire est plus fort que le tiens et je vais te le foutre dans ton cul pour te le montrer”... Bon, ça c’est pour les naïfs qui croient encore que les attentats et autres absurdités guerrières sont les fruits exclusivement de religieux fanatiques et pas, plus simplement, de militants politiques tels que l’Europe en a connu dans les années soixante, soixante dix et quatre vingt. La religion a toujours eu bon dos, d’autant que si on craignait un militant palestinien dans les années soixante dix ; on a une peur panique du même militant qui s’auto-proclame à présent militant de dieu. C’est du marketing et ça fonctionne à donf.
C’est comme nos identitaires Français. Les bouffons par excellence. Ceux qui écrivent partout, sur tous les forums du net. Qui s’entraînent à la guéguerre urbaine, qui nous font des distribution de soupe au cochon et... Rien. Rien parce que ces héros héritiers de la chevalerie Française ont moitié moins de couilles que le stylo ou le clavier qui leur permet d’écrire. A les lire, “faudrait envoyer l’armée dans les banlieues et faire péter la mitraille” . Bien évidemment, aucun d’eux ne la jamais fait, parce que, pour “faire péter la mitraille”, ben faut avoir un minimum de couilles...
Il est bien plus confortable pour eux de balancer des communiqués de presse sur un ouvrier spécialisé - qui enseigne, qui bosse, qui paye les impôts qui permettent à ces connards de se soigner et d’utiliser les services publics - que de faire la révolution nationaliste dont ils nous rabattent les oreilles. En plus, leurs héros à eux, ce sont des traîtres à leur pays : que ce soit durant la seconde guerre mondiale ou la guerre d’Algérie et ces mêmes unineurones veulent encore nous donner des leçons d’identité nationale... Mort de rire de chez mort de rire ; Le Canard qui, lui, s’est battu physiquement au proche orient, dans une période où la France était fière d’aider ses alliés historiques et pas de suivre les délires américains, n’a aucune leçon à recevoir de ces merdes.
Les vrais héros. Les purs, les grands, les couillus... Ce sont celles et ceux qui ont décidé un jour de mettre leurs capacités au service de toutes et de tous. Au service des humains. De l’humanité entière, avec ses spécificités, ses incompréhensions, ses besoins de dialogues. Qui ont réussis le passage du nombrilisme à celui de l’écoute des autres cultures. Et de leur respect.