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Le Kiosque aux Canards
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Si on était pas autant dans la merde; on rigolerait bien.

Si on était pas autant dans la merde; on rigolerait bien.

 

 

 

Sarkosy-part-en-sucette-le-kiosque-aux-canards

 

 

 

Où alors ; faut avoir une sacré dose de second degré. Mais Le Canard imagine que ses Jolies Lectrices et ses Fiers Lecteurs en ont une ; sinon ils liraient plutôt la page web de leurs quotidiens régionaux. Donc, voilà ; un fusible de changé et l’installation devrait repartir comme neuve, comme si de rien n’était. Presque ; on devait rattraper  toutes les bourdes diplomatiques de ces trois dernières années grâce à la présidence française du G8 et du G20, qui nous était annoncé comme le sauvetage du monde libre par notre NanoPrésident et, bien évidemment, avec la communication et la publicité qui allaient bien.

 

 

Manque de bol de chez manque de bol. Personne n’avait prévu que DSK larguerait tout le monde, rien que par sa présence sur les différents médias qui comptent - même Le Kiosque aux Canards avait été contacté par le staff du directeur général du FMI, mais Le Canard ne pouvait pas gérer une interview dans ce créneau là ; il avait piscine - ont fait que presque personne n’a entendu parlé, ce même week end, du contenu de cette réunion qui devait redorer le blason du NanoPrésident et de son troupeau. 

 

 

C’était pourtant bien joué ; si le plan comm avait fonctionné, on aurait eu un NanoPrésident se positionnant au dessus de la mêlée des couillonnades franco-française et il aurait pu, magnanime, revenir de cette réunion en annonçant, qu’overbooké par les décisions importante du monde du dehors, il reprenait en main une situation nationale qu’il avait été obligé de déléguer un temps.

 

 

Bah non. On entend parler de rien, si ce n’est de projections hasardeuses dignes de ce que nous connaissons déjà des UMPistes Majoritaires Expérimentaux ; du “ça va péter bientôt ; resserrons les rangs et sus aux envahisseurs venant de toutes parts” ; ça fera pas avancer les problèmes intérieurs d’un iota ; ça fera pas bosser mieux les ministres ; ça leur permettra peut être de pouvoir de nouveaux partir en vacances à l’étranger, mais de ça, on s’en tape. On préférerait qu’ils se mettent enfin à bosser pour que nos finances à nous nous le permettent.

 

 

Faut avouer quand même, qu’un tel bordel ne s’était plus vu depuis la fin de la quatrième république. Pas un projet, pas un avenir, pas un grand chantier ; à peine une gestion du quotidien et surtout ; quel retour en arrière sur les acquis sociaux et sur les spécificités qui faisaient de notre nation l’une de celles les plus observées dans le monde pour le plaisir d’y être né, d’avoir décidé et choisi d’y aller, d’y vivre . La vrai identité nationale de notre pays était bien là, mais pas sur une pseudo sélection des origines, pas sur un listage des “objets” nécessaires à une francisation ; sur la cohésion, l’échange et le partage, issus de nos services publiques - éducation, entre autre - et de nos acquis.

 

 

Que celles et ceux qui se demandent comment on les finance, cherchent plutôt à savoir comment on a financé les banques, comment on a financé notre participation au conflit Afghan, comment on a financé le bouclier fiscal ; bref ; comment on a pu se perdre ainsi dans notre balance des priorités. Et même ; si le fait d’être une nation digne et humaniste implique de trouver des financements plus “originaux” ; quel est le soucis ? La volonté...

 

 

Ouais... Si on était pas autant dans la merde; on rigolerait bien. Ceci étant, les “restes” du monde rigolent à notre place et de nous. On s’est tellement foutu d’eux depuis 2007 - voir avant - qu’il était presque temps que le bâton nous revienne dans la tronche. Et c’est bien que ce soit maintenant car, autant rassembler toutes les merdes durant un seul quinquennat et repartir, ensuite, dans de nouvelles aventures avec de nouveaux acteurs. Ceux-ci ne risquent pas de rentrer chez eux avec un César, en 2012.