Wikileaks a entamé depuis peu la publication de 251 287 câbles diplomatiques fuités des États-Unis, le plus vaste jeu de documents confidentiels jamais diffusé dans le domaine public.
Les câbles, qui datent de 1966 à la fin février de cette année, contiennent des communications confidentielles entre 274 ambassades du monde entier et le département d’État à Washington DC. 15 652 de ces câbles sont classés « Secret » et sont disponibles sur le site web de l’organisation.
Le problème des sites web, c’est qu’ils doivent être hébergé. Et l’hébergeur d’un site est la seule “fenêtre” totalement ouverte pour laisser entrer les indélicats. Ainsi, WikiLeaks l’était par Amazon jr. Mais voilà ; à défaut de pouvoir retrouver physiquement le créateur du site Julian Assange - à priori planqué en Grande-Bretagne -, les “services” de nombreux pays ont décidé d’attaques par deni de service distribué qui risquaient de paralyser ses machines er les 500 000 noms de domaines qui y sont hébergés.
Pour les anciens lecteurs du Kiosque aux Canards, l’attaque par deni de services vous parle, puisque l’hébergeur du Kiosque en fut la victime il y a quelques mois et, ce fut le bordel durant quelques jours.
Ainsi, en trois jours, WikiLeaks est parti de son serveur US, pour se poser brièvement en Suède, puis sur un serveur répliqué en France - chez OVH, à Roubaix - en load balancing avec un hébergeur Suisse. En gros, cela permet de distribuer le travail entre plusieurs “machines”. - “load balancing” = “équilibreur de charges” -.
Ce n’est, bien sur, pas la première fois que le site se ballade ça et là sur différents serveur ; son dernier en date - avant son nouveau voyage - était un pied de nez assez sympa, puisque le cloud d’Amazon se trouve au USA... L’hébergement aura duré une petite semaine avant que le Sénat américain demain poliment à Amazon de virer l’indésirable de ses serveurs.
Résultat des courses ; l’url historique du site “wikileaks.org” ne répond plus aux demandes des navigateurs, mais le site web passant aujourd’hui par un nom de domaine géographique lui permet d’éviter les pressions diverses et variées provenant des institutions webiennes qui dominent le marché et qui sont toutes... Américaines.
On peut ainsi aujourd’hui utiliser une IP pour se connecter au site : http://46.59.1.2 ainsi que l’url suisse “wikileaks.ch”.
Alors certes, le déchiffrage des dépêches publiées sur WikiLieaks est aussi simple que de conduire un troupeau de Gnou d’un point d’eau à un autre, mais cela permet de passer des nuits blanches assez sympa une fois qu’on a compris le truc.
Pour info, Le Monde a pondu un excellent article sur les dépêches parlant de notre NanoPrésident et c’est ICI