ça va être compliqué pour la droite - entre un parti qui balance un ministre ayant perdu ses dernières élections locales et un autre dont le programme est fantôme, sans doute encore “à l’étude” - de faire un digne score aux prochaines élections législatives, avec un bilan comme celui de la majorité sortante.
Oui, l’Aquitaine est la troisième région la mieux gérée de France.
Son président, Alain Rousset, a bien choisis son slogan de campagne ; “parole tenue” : c’est simple, vrai et efficace.
Le taux de chômage y est inférieur à la moyenne nationale grâce, entre autre, à un système de formation qui permet aux stagiaires de trouver un emploi dans des proportions que nous envie le ministre du travail, tête de liste UMP, et qu’il a peine à mettre en place au niveau national.
Une dette divisée par deux en l’espace de deux mandats ; ça, c’est le NanoPrésident qui nous l’envie. Mais la bonne gestion, ça ne s’improvise pas : suffit pas de faire des “études”, comme le MoDem, pour soudainement savoir gérer... Mont de Marsan en est la preuve.
Les entreprises ne sont pas oubliées, particulièrement celles qui investissent dans la recherche, le développement et l’innovation.
Quant aux transports, le plan rail se poursuit depuis dix ans, avec un développement des TER et la ligne LGV.
Bref, c’est que du bonheur et Le Canard verse une larme de crocodile pour les listes de droites qui se palluchent allègrement à trouver un programme qui pourrait être le début du commencement d’un truc possible à opposer aux majoritaires sortant.
Avec une pensée particulière au tête de liste MoDem, que Le Canard aime bien, et qui, à part de grandes envolée lyriques à côté du sujet, ne propose rien de chez rien... Peut être demandera t’il à Not’MéMaire un coup de main genre “transparence”, elle qui a si bien su manier ce verbiage lors de la campagne et qui se l’ai si peu appliqué ensuite.
L’UMP n’est pas en reste de problèmes à résoudre. Darcos à déjà de l’ordre à remettre dans l’UMP en Aquitaine. En effet, on ne peut taxer le maire de Bordeaux de fan incontesté du NanoPrésident et c’est un peu à cause - ou grâce - à lui que Darcos s’est retrouvé à la tête de la liste régionale. Et ça ne date pas d’hier, puisque début février 2009, lors d’une réunion entre Darcos et le NanoPrésident, ce dernier lui avait demandé de se porter candidat aux Régionales afin de palier au manque d’enthousiasme d’Alain Juppé.
C’est chose faite.
Le peu d’arguments opposé par Darcos et son troupeau, lors de son dernier meeting à Bordeaux le 5 février dernier, donne une idée de la motivation extraordinaire de l’UMP en Aquitaine ; à part une attaque sur le budget de la communication et des vannes que la fille du Canard n’oserait même pas faire, rien de bien concluant.
Décidément, la droite n’a pas de bol en Aquitaine ; non seulement quant ils sont aux affaires, ça merde grave, mais aujourd’hui, ils n’arrivent même plus à faire une campagne digne de ce nom.