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Le Kiosque aux Canards
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L’identité nationale plombe... les soirées télé.

 



Le Canard est assez excédé, en ce moment,  par le cadre lumineux qui trône dans son salon. Lui qui ne recherche que le calme et la tranquillité, il y voit depuis un petit moment bon nombre de Gnous s’agiter dans tous les sens. Et, un Gnou qui s’agite, ben c’est pas bon signe.


L’identité nationale plombe... les soirées télé du Canard.


En plus, ils ont un langage commun, nos Gnous agités et commencent leurs phrases par un “pour moi, l’identité nationale c’est...” avec les yeux qui brillent et les babines qu’ils se pourlèchent. Et ils tiennent réunions publiques sur réunions publiques, pour écouter ça et là le bon peuple se lâcher sur qui et quoi ne font pas parti de l’idée française de l’identité nationale.


Vous savez, un peu comme si on reprenait un vieux débat laissé de côté par nos ancêtres, dont la sagesse liée aux difficultés de changer notre société avaient permis la conception puis la mise en place d’une “identité nationale”, malmenée depuis peu par l’immigration venue des pays à bourkas et à casquettes à l’envers.


Ben non. L’identité nationale, comme expression, ne date que de 1978 et apparût dans un bouquin de Pablo Neruda. Mieux encore. Ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle que les nations européennes se sont constituées une sorte de “kit” identitaire  où apparaît rassemblées des spécificité communes telles que les ancêtres - les Gaulois pour nous -, une gastronomie, un folklore,...


Bref ; il fallait entretenir un sentiment fort d’appartenance à une nation, alors qu’approchaient deux guerres qui furent meurtrières et qui nécessitèrent une cohésion nationale totale. On était pour la guerre ou un traître. On était pour la guerre ou "pas français".


Depuis, de nombreuses vagues d’immigrations - souhaitées par les pays qui commençaient à s’industrialiser -  sont venues modifier - parfois avec leurs doses de haine et d’incompréhension de la différences, souvent avec une vision tronquée de la richesse de l’apport de l’”autre” - une image d’Epinal d’un français gaulois, chrétien, et fier d’une filiation même lointaine avec la révolution de 1789.


Aujourd’hui, quid ?


Un sondage, publié en novembre 2009 dans Le Parisien, sur les Français et le thème de l'identité nationale, à la question « Quels sont les éléments importants qui constituent l'identité de la France ? », dans la catégorie très important, les sondés placent en tête la langue française (80 %) ; le drapeau tricolore (63 %) ; la laïcité (61 %) ; les services publics (60 %) et la marseillaise (50 %)


Un autre sondage Ifop-Journal du dimanche des 26 et 27 novembre 2009 nous apprend que 72% des personnes interrogées estiment que ce débat « constitue une stratégie pour gagner les élections régionales ».


Souvenons-nous que le début du commencement de ce débat date de la votation suisse sur les minarets. Ainsi, Le Canard n’est pas loin de penser que, non seulement on se fout complètement de notre tronche avec le lancement d’un débat qui « attise les crispations sur l’immigration, car l’objectif est bien de traiter d’immigration, l’essentiel des points soumis à débat concerne cette question. » comme l’écrit Michel Wieviorka, sociologue et directeur de recherche à l’EHESS. Et, tout comme lui, Le Canard aurait largement « préféré un débat sur la façon de faire face à la crise ou de développer une politique de la ville efficace »


Mais un débat sur ces sujets auraient mis en lumière l’incompétence flagrante de nos dirigeants UMPistes à mettre les mains dans le camboui afin de faire ce pour quoi ils ont été élus : bosser pour le bien être de l’ensemble des habitants de notre pays, français de souche, pas français de souche et pas français du tout. Et cette notion, elle ne date pas des années 80 : même nos rois de France ignoraient la différence ethnique.


Alors, n’avoir qu’un tel débat pour tenter de gagner des voix aux élections régionales augure du peu de foi de certains politiques quant à leurs qualités de convaincre et de gérer sur leurs propres idées.