La semaine dernière à Chartres, Copé réaffirmait son opposition à un nouveau vote des militants du parti en surfant sur un nouveau front ; les municipales de 2014. «Je peux comprendre que, depuis Paris, ce qui compte c’est d’avoir le poste pour la suite, pour 2017. Je ne suis pas fou [...] Mais être le patron de l’UMP, c’est un métier, comme disait Chirac, un chef c’est fait pour cheffer, c’est pas juste avoir la tête dans les étoiles et attendre qu’on vous apporte votre destin sur un plateau [...] Je suis plutôt connu pour être un bon organisateur.»
Comme d’habitude, au moins deux conneries dans une seule déclaration : la première ; le tacle habituel aux élites parisiennes. Lui qui depuis le début de sa campagne n’arrête pas de stigmatiser le quartier de “Saint Germain” comme étant le summum d’un parisianisme à priori mal venu, habite à quelques minutes de ce même quartier et ses enfants y vont d’ailleurs en classe. Pathétique de bêtise qui, va comprendre, à l’air de fonctionner chez les clowns UMPistes.
La seconde est aussi drôle : “Je suis plutôt connu pour être un bon organisateur.». T’as qu’à croire ! Vu la catastrophe des bureaux de vote lors de l’élection ; si c’est cela être un bon organisateur, ça promet si ce genre de gugusse arrivait au pouvoir.
Il persiste, signe et en remet une couche ; Fillon veut de nouvelles élections, il n’en démord pas. Et avant l’été s’il vous plait ! L'ancien Premier ministre se dit également favorable à un vote ouvert avec «de nouvelles candidatures» pour mettre un terme à cette guerre des chefs qu’il qualifie lui-même de «spectacle lamentable».
Interrogé sur l’hypothèse qu’il ne soit pas candidat à ce nouveau scrutin pour la présidence de l’UMP, Fillon a répondu : «Bien sûr. Je ne me bats pas pour moi. Ce n’est plus le sujet». Tu m‘étonnes... Quoiqu’il en soit, trois semaines après l’élection UMPiste, c’est toujours la foire d’empoigne et les quatre rencontres demandées par Fillon n’arrivent à rien. La dernière à vu Copé, sous le regard abasourdit de Fillon, proposer que son mandat soit amputé d’une année pour revoter après les municipales. De la douce sodomie de coléoptère.
Pire que tout ; l’ultimatum de l’ancien président de la république n’a accouché sur rien. Une preuve parmi d’autres qu’il n’a désormais plus aucun pouvoir dans son ancien parti.
Par contre, une bonne nouvelle ; lors des scrutins législatifs partiels de ce week-end ; le Front national n’a pas pris une seule voix à l’UMP, malgré les messages de ces dernières semaines des Mamamouchis FN qui se targuaient de drainer de l’adhérent UMPiste.
Seconde bonne nouvelle ; 20 points de popularité dans le dernier Ifop pour Jean-François Copé, qui passe de 48% d'opinion positives à seulement 28. Soit "la deuxième plus forte baisse de l'histoire du baromètre depuis celle enregistrée par Dominique Strauss-Kahn après l'éclatement de l'affaire du Sofitel (-25 points)", note lundi l'Ifop, cité par Le Figaro.
Une chute confirmée par un sondage Opinionway pour Métro. Parmis les leaders politiques d'opposition, le maire de Meaux paraît le moins crédible, puisqu'il ne satisfait plus que 17% des Français, soit le score le plus faible… derrière Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan.