François hollande a écrit une lettre au tribunal de grande instance de Paris dans le cadre de l’assignation de Valérie Trierweiler contre les auteurs de sa bio “La Frondeuse”. Cette courte lettre, sur papier libre et à l’adresse personnelle du président, indique «Je tiens à dénoncer comme pure affabulation les passages du livre La Frondeuse (p. 46 et 47) concernant une prétendue lettre jamais écrite et donc jamais parvenue à son prétendu destinataire. L'invention ne peut être un procédé dans un essai politique sauf à être présenté comme un roman».
Ainsi, puisque mis en cause dans l’ouvrage concernant cette lettre, il fait part au tribunal, comme en a le droit n’importe quel citoyen, de la réalité des faits.
Pour Me Olivier Pardo, avocat des auteurs de la biographie, «la séparation des pouvoirs a été violée» avec l'envoi de cette lettre au tribunal. «Le président de la République est garant de l'indépendance de la magistrature. C'est absolument incroyable!».
Ce qui est incroyable, c’est qu’un avocat s’offusque d’une procédure tout à fait légale venant d’un témoin de l’irrégularité d’un fait. Ainsi, si vous même êtes l’objet d’une procédure où un tiers assure que vous n’avez jamais écrit un courrier, vous pouvez écrire au tribunal pour confirmer, dans le cas où vous n’avez pas été entendu comme témoin. C’est la règle, la loi, l’habitude.
Les auteurs de La Frondeuse, une biographie de Valérie Trierweiler, doivent être jugés lundi au Tribunal de Grande Instance de Paris pour «diffamation et atteinte à la vie privée» de la compagne de François Hollande.
Valérie Trierweiler réclame 80 000 euros de dommages et intérêts et 5 000 euros de frais de justice aux auteurs, Christophe Jakubyszyn, en charge du service politique de TF1-LCI, et Alix Bouilhaguet, grand reporter au service politique de France 2, et à leur éditeur Yves Derai (Editions du Moment). Elle demande également devant la 17e chambre civile 70 000 euros de dommages et intérêts au magazine Point de Vue, qui avait publié début octobre un entretien avec les auteurs de la biographie.
Surtout après le dernier quinquennat où affaires en tout genre et magouilles de tous poils ont entaché la fonction présidentielle. Depuis mai dernier, le président a clairement indiqué qu’il agirait en toute transparence et qu’il refusait les protections judiciaires liées à la fonction. L’un ne va pas sans l’autre ; s’il est capable de se mettre personnellement en danger, il est aussi capable de répondre comme un citoyen lambda.
Et si ça troue le cul de certain, c’est tant pis pour eux.