Les cons sont légion. On en rencontre partout et tout le temps. Les cons sont dangereux, car ils ne savent pas qu’ils sont... cons. Alors les cons nous abreuvent de leurs sorties connesques. On les trouve, en cette période de fin d'année, sur les forums. Ils expliquent que la bi nationalité, ben c’est comme la bi sexualité ; c’est pas naturel. Que c’est l’euro qui a fait les crises en Grèce et en Espagne - alors, qu'à la base, ça n'a strictement rien à voir - et que les enfants d’immigrés sont la cause de la baisse du niveau scolaire. Alors, bien sûr, ils sont incapable de le prouver. Non seulement parce qu’ils sont cons et qu’ils ne savant pas chercher, mais, en plus, parce que c’est tout simplement... Faux. Mais va faire comprendre à des cons que c’est faux, toi... Ben bonne chance.
Et, en plus, vas-y que ça fait un débat national. Les cons ont la parole facile, sur tout, tout le temps. Le pire, c’est que y’a de plus en plus de monde qui les écoute et, pire ; les programmes politiques tiennent compte des cons. Le Canard, lui, il rêve d’une société où on éduque. Où il serait impossible de sortir des conneries sans qu’une nuée de contradicteurs tombe sur le con pour lui rappeler la réalité, les chiffres, voir l’histoire. Mais bon, Le Canard rêve parce qu’éduquer les cons, c’est non seulement chronophage mais en plus ça fatigue grave. Et puis la connerie n’a pas de limite ; “faut pas subventionner les dettes de la Grèce” ou “l’Europe nous met dans la merde”... Pauv’con ; si l’Europe n’était pas là et ne subventionnait pas ton pays, tu la paierais combien ta bidoche, et tes céréales ?
Ben oui, parce qu’en plus ; le con ne voit que son nombril. Pas celui des autres. Mais il revient vite en arrière, quand, soudainement, il a besoin des autres. Quand le con vivait dans un pays où le développement économique impliquait la venu en masse de travailleurs étrangers, le con était content. Quand ce ne fut plus le cas, le con ne fut plus content. Ce qui n’empêche pas le con de ne pas se salir les mains en faisant le boulot des travailleurs étrangers qu’il déplore sur son sol car, le con ; y gueule mais y fait rien d’autre.
Quand les parents et les grands-parents du con se planquaient, pendant la seconde guerre mondiale, en trafiquant au marché noir ; les futurs enfants des travailleurs étrangers libéraient son pays. Mais, le con, aujourd’hui ; il s’offusque qu’on puisse accepter à l’état civil qu’un enfant se prénomme Mohammed ou Rachida, même si les parents de ce futur petit français ont fait bien plus pour la république que le con n’en fera dans toute sa vie.
Et puis, le con est mixte. Il est à la fois heureux - vu qu’il ne sait pas qu’il est con - et à la fois en colère, vu qu’en tant que con, il se plante souvent. Alors le con, faut le gérer quoi. Lui-même bénéficie de toutes les avancées sociales que ses ancêtres ont gagné dans de nombreux combats pas vraiment facile, et lui, ben il gueule. Il gueule sur la dette du, sans doute, aux aides plus importantes offertes aux étrangers, tout en étant, bien évidemment, incapable de donner les chiffres et les états précis de ces dettes ; mais il s’en tape ; il est tellement sur de lui. Et si on lui prouvait, comme c’est le cas, que c’est faux ; il irait jusqu’à te dire que les chiffres sont faux. Mais, quand il tombe sur des stats qui l’arrangent, ben ses chiffres à lui, sont justes.
Bref ; le con est le principal danger de la démocratie et ça ne se soigne pas. Nous voilà dans une merde sans nom, car le con, aujourd’hui, grâce au net, a l’audience qu’il n’avait que dans son troquet auparavant.
Et vous savez quoi, Jolies Lectrices et Fiers Lecteurs ; ben on est dans une sacré merde.