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Le Kiosque aux Canards
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La France est vaincue ; un nouvel appel du 18 juin.





Le 17 juin 2010, la défaite se porte à nos frontières.

Les mexicains, avec deux attaquants, appuyés par quatre milieux de terrain et deux latéraux offensifs, pénètrent sur les côtés, dans l’axe, dans la profondeur.

Les buts de Lloris sont bombardés.

Submergée par le nombre, foudroyées par la violence et la rapidité de l'attaque, la défense française doit se replier.

Le 5 juin, le président Laurent Blanc, qui commandait alors une division de bordelais, est appelé à la Fédération Française de Football en qualité de futur
sélectionneur de l’équipe nationale.

L'ennemi continue son avance. Il est aux portes du Cap le 11 juin. Il entre dans Polokwane le 17 juin. Le gardien de but français, les défenseurs sont mitraillés et bombardés dans la surface de réparation.

La bataille d’Afrique du Sud est perdue.

Le 17 juin, le président Laurent Blanc reçoit mission d'organiser le repli de l’Equipe de France en banlieue parisienne pour y continuer la lutte. Il se rend à Clairefontaine où se trouvent déjà 120 000 licenciés français qui y croient encore.

La bataille se poursuit, l'avance ennemie s'accélère. Le 17 juin, le président Escalette, chef de la Fédération Française de Football, demande aux joueurs français de déposer les ballons.

La France semble vaincue.

 

 

Mais l'espoir renaît lorsque, le soir du 18 juin 2010, depuis les studios de l’Equipe TV, le président Laurent Blanc lance son appel.


Appel du 18 juin 2010.


« Les instances qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête Fédération Française de Football, ont formé une équipe de 23 joueurs.

Cette équipe, alléguant la polémique de l’hôtel trop cher, a décidé de cesser de jouer.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force physique, tactique et mentale des équipes du groupe A.

Infiniment plus que leur nombre de joueurs, ce sont les attaquants, les milieux, les défenseurs mexicains et uruguayens qui nous font reculer. Ce sont les attaquants, les milieux, les défenseurs mexicains et uruguayens qui ont surpris notre sélectionneur national au point de l’amener là où il en est aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste kop de supporters derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'ensemble du football amateur qui tient les championnats de CFA et continue la lutte. Elle peut, comme d’autres équipes, utiliser sans limites l'immense vivier de joueurs licenciés en France.

Cette coupe du monde n'est pas limitée à la sélection malheureuse de notre pays. Cette coupe du monde n'est pas tranchée par la bataille de Polokwane.

 

Cette coupe du monde est une déroute de l’ensemble du football français.

Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers de la ligue 2, du CFA et du national, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos adversaires. Foudroyés aujourd'hui par la force du dribble, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force de dribble supérieure.

Le destin du ballon rond est là.

Moi, président Laurent Blanc, actuellement en vacances au Cap d’Agde, j'invite les entraîneurs et les joueurs français qui se trouvent près de Clairefontaine ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs crampons ou sans leurs crampons, j'invite les préparateurs physiques et les coupeurs de citrons à la mi-temps qui se trouvent près de Clairefontaine ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

 

 

Quoi qu'il arrive, la flamme de la coupe du monde 98 ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai sur l’Equipe TV. »