Marine Le Pen arrivée mardi soir aux Etats-Unis dans le but de se faire connaître et de donner une dimension internationale à sa candidature à la présidentielle de 2012 , « peine » à rencontrer des personnalités politiques.
Une bonne claque pour la candidate du FN, qui ne s’y attendait sans doute pas. C’est pourtant ce que Le Pen fille est en train de vivre. Montée en flèche dans les sondages ces derniers temps, elle est arrivée sure d’elle au pays de l’oncle Sam, prête à conquérir les Américains, et avec l’espoir que sa venue contribuerait à convaincre l’opinion française du sérieux de son programme et de sa dimension de femme d’Etat.
Pourtant depuis son arrivée outre-Atlantique, le leader d’extrême droite peine à être reçue par les dirigeants politiques étrangers. Son « papounet » qui l’avait précédée aux States en 1987, avait lui réussi à rencontrer Ronald Reagan.
Visiblement, Marine Le Pen n’a pas le même « succès ». Pourtant, Ron Paul (candidat à la présidentielle de 2012 également) avait accepté de rencontrer Marine Le Pen avant d’ annuler pour finalement… à nouveau changer d’avis, a reçu notre candidate une dizaine de minutes dans son bureau de membre du Congrès. Pas sûr que ça valait le coup de se taper 10 000 bornes pour dix minutes de papote autour d’un thé. La présidente du FN a quand même pu rencontrer Joe Walsh, représentant républicain de l’Illinois, c’est un peu court…
Devant ce peu d’entrain des politiques américains à la rencontrer, Marine Le Pen la joue provoc’ : «Ça énerve beaucoup le gouvernement français que j’aille aux États-Unis». La candidate à la Présidentielle se pose en victime et voit dans sesdifficultés à rencontrer des personnalités politiques de haut niveau la preuve de «pressions» qu’exercerait l’Elysée. «Nicolas Sarkozy est beaucoup plus inquiet de mes faits et gestes qu’il ne veut bien le dire», a-t-elle ajouté. Ben oui ; c’est comme pour son programme ; de la faute des “autres” si personne ne veut rencontrer la Marine Française...
Quoi qu’il en soit, le déplacement de Marine Le Pen aux USA est un fiasco. Interrogée sur ses impressions de son voyage éclair au royaume du hamburger, la candidate d’extrême droite a évidemment réfuté ce constat : «Mon déplacement n’avait pas encore commencé que certains médias avaient déjà décrété qu’il était un échec».
Elle a toutefois réussi à se faire inviter à un déjeuner à l’Ambassade de France - bon, ok ; ça fait mesquin : même Le Canard, dans certains de ses voyages, y arrive... C’est pour dire... - Ainsi, durant une vingtaine de minutes, à l'ONU, elle a aussi pu échanger quelques mots avec l'ambassadeur d'Israël en poste, qui s'est invité, selon Louis Aliot, conjoint de la candidate, au déjeuner initialement consacré aux ambassadeurs francophones.
Mais ce serait en fait Guido Lombardi, relais de la Ligue du Nord italienne aux États-Unis, qui a facilité cet entretien entre l'ambassadeur et la leader frontiste. Merci donc aux étrangers de lui faciliter la vie de ce road show sommes toutes, assez pathétique.