Un bruit étrange courre depuis quelques temps, dans les couloirs de l’Elysées. Les copains du Canard, pataugeant allègrement dans l’un des points d’eau du parc, lui ont soufflé que le NanoPrésident se représenterait en... 2017.
Mais, jolies lectrices et fiers lecteurs, notre constitution ne permet plus qu’un président de la république soit élu plus de deux mandats consécutifs ? Ben oui ; d’où l’idée merveilleuse de Sarkozy et de ses conseillers spéciaux, qui semblent, eux, bien mieux écouter, à défaut d’entendre, ce qu’il se passe dans la rue que les mamouchis UMPistes et ont conscience qu’un second quinquennat du NanoPrésident serait folie, vu le taux de satisfaction/produit après vente.
Deux solutions seraient envisagées ; la première, du genre de celle mise en place par l’ex RPR en 1981, serait de favoriser un candidat au second tour, étant certain de perdre au premier. Dans ce cas, la droite “populaire” - courant UMPFN - aurait carte blanche pour l’ouvrir de plus en plus, les derniers mois avant les présidentielles, afin de guider les électeurs UMPistes, doucement, tranquillement, vers un report électif, au second tour, sur le FN.
Tous les observateurs se rejoignant sur le fait que la gestion nationale du FN serait à l’aune de celle des villes dont il a assuré la première magistrature : une catastrophe. Ainsi, le NanoPrésident arriverait en 2017, comme le sauveur de la droite, du pays, de la liberté, tel un De Gaulle revenant de Londres.
Pour la morale républicaine ; ce sera pour une autre fois. Si la gôche avait joué le jeux en 2002 ; ce ne sera pas le cas de la droite, principalement depuis que les baltringues de la droite “pop” se sentent pousser des aîles qui les conduira vers une collaboration avec l’extrême droite.
La seconde ; celle que Le Canard a déjà développé dans son Kiosque ; le NanoPrésident, plombé par un bilan plutôt mauvais, des affaires qui se succèdent chez ses proches, un soupçon de participation aux magouilles Baladuriennes qui ont coûté la vie à des Français, déciderait de ne pas se représenter, arguant, peut être, la nouvelle arrivée dans la famille Bruni-Sarkozy. Ainsi, il laisserait l’un de ses lieutenant aller au casse pipe, tirant à pile ou face sur les intentions des électeurs de droite, dans le cas d’un nouveau candidat.
Mais, si ces deux solutions sont osées, certes, elles sont toutefois assez débattu lors des réunions Elyséennes du soir, elles font grincer des dents aux ténors UMPistes qui, aiguisant leurs couteaux, préparent déjà les primaires pour l’élection de 2017, puisque primaires il y aura à droite. Et, jusqu’à présent, ces primaires se pensaient sans Sarkozy.
Hors, s’il faut compter avec lui, on peut s’attendre au même bordel que celui que l’on aperçoit déjà pour les municipales et les législatives parisiennes. Ainsi, cette droite, qui s’est largement foutu de la gueule de la gôche, dans ses conflits, ses débats et ses primaires, risque de se retrouver dans une posture bien plus délicate. Surtout, qu’eux, quand ils tirent ; c’est rarement à blanc.