Ainsi ; le 11 avril, nous y sommes. Si tu es une nana faisant parti des moins de 2 000 personnes portant le niqab, ben tu restes chez toi ou tu raques une amende pouvant aller jusqu’à 150 euros. La circulaire du ministère de l’intérieur, signé par le croisé Guéant - que vous pouvez, Jolies Lectrices et Fiers Lecteurs, télécharger ICI - détaille les modalités d’application des contrôles par les forces de l’ordre.
Pas question de «traque» au niqab, au contraire : la règle est l'impossibilité pour les forces de l'ordre, dans tous les cas, d'obliger une femme par la force à retirer son niqab. La persuasion est donc la règle pour permettre un contrôle d'identité à visage découvert. Le texte précise que «lors de sa verbalisation, les forces de l'ordre devront inviter la personne à montrer son visage afin de contrôler son identité au regard du titre présenté et de pouvoir établir un procès-verbal de contravention». C'est bien là le hic. Si la femme refuse de dévoiler son visage, les policiers devront alors lui expliquer les conséquences de son refus, à savoir rester le temps nécessaire à l'établissement, par tout moyen, de son identité ou, en cas d'impossibilité, être conduite dans des locaux de police ou de gendarmerie. Là aussi, «il conviendra, lors de cette explication, de faire preuve de persuasion, de façon à ne recourir à cette faculté qu'en dernier recours».
Ben ça va pas être simple, l’histoire. Le Canard souhaite bonne chance aux “forces de l’ordre” lorsqu’ils interviendront sur l’épouse et les filles du propriétaire d’un célèbre palace Parisien, connu pour faire ses achats de Noël dans les beaux quartiers, accompagné de ses “femmes” en niqab. Un coup de fil et l’affaire devrait être rapidement réglée. Ainsi, ce ne sont pas les femmes en niqab qui gênent... Mais les femmes “pauvres” en niqab. Celles qui vivent en banlieues, qui sont à la solde des affreux intégristes qui font mettre la France à feu et à sang. “Ben oui, mais elles ne sont que 2 000...” ; ben justement... C’est comme l’histoire des trois rues bloquées le vendredi par les prières ; y’en a trois, on nous en fait une catastrophe nationale...
Mais la circulaire évoque également un autre aspect fondamental de la loi d'octobre 2010, en l'occurrence la dissimulation forcée du visage. Une peine punie d'un an d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende. Contrairement au port du niqab proprement dit, cette disposition s'applique tant à l'espace public qu'à la sphère privée. Alors il va falloir augmenter gravement les effectifs policiers. Voir créer une unité spéciale. Mais... On peut se poser la question : la dissimulation du visage est désormais interdite dans l’espace public ; ainsi, une nana en niqab doit ôter son voile lorsqu’elle sort de sa voiture - voiture = espace privé - mais pour un motard ; quand il se trouve sur sa moto ; son cul est sur un espace privé mais sa tête sur un espace public ? On fait quoi ? A moins qu’il soit essentiel d’être musulman pour que cette loi s’applique ? Alors ? Un motard musulman ? Sachant que c’est la loi qui l’oblige à dissimuler son visage ; l’Etat devra t’il être condamné à un an d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende ?
Et puis, nom d’un Gnou intégriste ; la burqa et le niqab ; c’est pas top de chez top ? C’est pas le super pied d’acier géant inox ? Austérité gothique et fanatisme religieux mélangés... Une silhouette noire, arrive au loin, avec un déhanché bien à propos... Genre un film des Frères Cohen... On s’attend à ce qu’elle nous sorte un HK USP Tactical et qu’elle braque la supérette du coin. Que de danger pour nos enfants... Fallait vraiment une loi... Et puis, tant qu’à stigmatiser une population pour lui mettre tous nos mots sur le dos, autant continuer avec les musulmans qui viennent d’en prendre plein la tronche depuis 2007.
Ben voilà...Une fois encore, à une journée du débat de deux heures anciennement sur l’Islam, revu et corrigé pour devenir sur la laïcité ; les UMPistes nous ont pondu un truc inapplicable. On peut dire qu’ils ont eu le nez fin, depuis 2007, pour nous balancer des trucs à la con au lieu de se focaliser sur la réalité des Français.