Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Kiosque aux Canards
Le Kiosque aux Canards
Menu
Le Canard aimerait que son Kiosque soit un monde merveilleux.

Le Canard aimerait que son Kiosque soit un monde merveilleux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 lekiosqueauxcanards-monde-merveilleux

 

 

Ouais... Il aimerait aussi vivre dans un monde “miss France” ; tout beau, tout gentil, où les cadeaux vous arrivent sur votre bonne mine et où les méchants sont gardés au loin par des gros musculeux, avec l’oreillette transparente qui va bien. Ces Gnous seraient dans un parc de plusieurs hectares, vivant comme dans leur brousse, autour d’une piscine olympique où Le Canard se cancériserait de Short Churchill avant d’aller faire quelques longueurs.


On aurait un parti majoritaire qui serait jugé exclusivement sur l’application du programme sur lequel il a été élu, sur les réalités du bien vivre propices à l’épanouissement de chacun et dont c’est le rôle, des majoritaires, de faire évoluer dans le bon sens, garant des avancées passées et du créatif futur. L’opposition, elle, ne copierait pas sur des études du marché américain pour déclarer que les 35h de travail hebdomadaire sont une grosse merde, regarderait les véritables stats de la productivité qui mettent en lumière que, malgré que nous soyons, à priori, de gros fainéant ; notre productivité est bien meilleure que celle des USA, avec un temps de travail plus court.


Notre président serait garant de nos spécificités - pas celle du maintien de l’ordre mais de l’humanisme de la république -, sachant que même cette conception est possible à droite ; souvenons-nous du discours de Villepin à l’ONU et de la valeur d’une fonction, qui doit être exemplaire quant aux regards que l’on a sur elle. Son Français serait du... Français, et il n’oublierait  pas que si une entreprise existe et perdure, cela a beaucoup à voir avec les femmes et les hommes qui la constituent, au moins autant que son capital et ses dirigeants.


Les différents nationalistes et autres ultra-mes-couilles, se rendraient compte que le seul univers qui vaille est celui de l’humain, quelque soit son passé ; on ne peut être responsable des conneries de ses ancêtres, ni d’ailleurs de leurs bienfaits ; être un bon citoyen car avec “le sang reçu” est aussi intelligent qu’être un bon Gnou parce qu’on vient de l’élevage du Canard. Qu’on se doit de juger chaque individu en fonction de ce qu’il est, certes, mais aussi en intégrant les conditions dans lesquelles il évolue et quel peut être son avenir, ses rêves, ses angoisses.


S’ouvrir, c’est accepter. Mais avant, faut encore se retirer le doigt du fion et prendre le temps de connaître un peu. L’autre. Les autres. Mais... Comme il est plus simple de se dire qu’on est parfait et que ce sont obligatoirement des incidents extérieurs qui font qu’on est une merde ; ben, on tape sur qui on peut. Généralement sur bien plus faible que soi. Un peu comme ces jeux télévisés qu’on se plaît à regarder car les candidats, d’une nullité plus qu’affligeante, sont largement plus cons que nous et ça rassure grave, “hein Ginette ? Tiens, remets moi un peu de purée, ce gros con il y connaît rien”.


Comment on fait alors ?


Ben rien ; on rêve. On attend l’arrivée du messie. Celui qui prendra tout à sa charge et nous laissera conserver nos acquis sans bouger le bout d’une oreille. On accepte, de temps en temps, une petite rupture du contrat - voir une grosse - du moment qu’on nous fout la paix, en gros. On gueule un peu, on gesticule et on retourne à notre sommeil intellectuel bienveillant.


En fait, ce monde est déjà merveilleux, pour nous, occidentaux préservés. Pourquoi donc rêver à un autre ? Ben, y’à des fois, Le Canard aimerait que son Kiosque soit un monde merveilleux. Comme ça, il n’aurait plus besoin de sortir dans le vrai monde.