Que n’entend t’on les ténors de l’ordre de droite nous bassiner les oreilles avec les chiffres d’octobre, repris d’ailleurs par certains journalistes, pour faire monter la mayonnaise médiatique en manque d’huile. En manque d’huile parce que la presse vend quand elle rentre dedans et que, depuis le début du quinquennat d’Hollande, il ne fait qu’appliquer son programme. Donc, pour générer du débat, faut inventer des soucis.
Les fameux chiffres d’octobre - soi-disant mauvais - ne sont que le résultat de la magouille sarkozyste du bidonnage des statistiques, liée à la politique du chiffre, qui a plombé les motivations de nos forces de l’ordre en les obligeant à arrêter du micro délinquant pour gonfler les stats, laissant les longues enquêtes pour après. - lire, sur ce sujet : N’en déplaise aux UMPistes, les chiffres de la délinquance n’augmentent pas -.
Ainsi, quand on prend la peine de visualiser les chiffres de la délinquance depuis 1999 , on se rend compte que les meilleurs résultats furent ceux du gouvernement Jospin, entre autre par le mélange d’une police de proximité et du partage avec les jeunes des quartiers dit “sensibles” dans des activités leur permettant de s’évader, un peu, si je puis dire.
La police de proximité a un avantage certain ; celui de bien maîtriser un territoire à taille humaine, d’en connaître les délinquants, le type de délinquance, de montrer une police proche des gens, qui les connaît et les protège dans les actes les plus commun de la vie. Ensuite, le fait d’accepter que seule une politique proche des citoyens permet d’en connaître les débordements et, ainsi, d’y palier est un bon sens que même un gnou sortit de sa steppe entend sans problème. On n’abat pas les réseaux mafieux en réprimant les consommateurs de drogues pour faire du chiffre, mais en passant des mois à filocher des équipes, à mettre sur écoute des réseaux, à envoyer au charbons des indicateurs. Et tout cela prend du temps, mais ce temps génère des résultats sérieux et à long terme.
Et c’est exactement de cela dont la gauche parle
Tel que le propose la garde des sceaux. N’en déplaise aux vengeurs masqués, planqué peinard derrière leurs écrans de PC à bon marché ; on ne régule pas une société en créant de nouveaux délinquants professionnels. Et, quand on mets en taule des condamnés à moins de trois ans de prison, pour leur première peine, c’est exactement ce que l’on fait ; on créé des délinquants professionnels, qui n’auront plus qu’une solution pour vivre ; voler, escroquer,...
Pourquoi ? C’est d’une simplicité enfantine ; on ne peut se réinsérer professionnellement après autant d’années de prison et, en prison, quand on mélange les petites peines aux grosses, ce sont les grosse qui emportent la mise. Pour tenir en prison, faut se caler sur les boss. Les suivre, les écouter, leur obéir et copier leurs manières de fonctionner. En cela, le film de Jacques Audiard “Un prophète” est un cas d’école. D’ailleurs utilisé comme tel dans les TD de certaines de nos écoles de police.
Oui, les travaux de Taubira et de Valls vont dans le bon sens ; celui de ne jamais oublier qu’in fine, ce qui compte, c’est la tranquillité d’une société et pas de faire bander, à bon coup de comm’, nos gros beaufs de droite et d’extrême-droite qui, d’ailleurs, dans les communes qu’ils gèrent, n’arrivent même pas à appliquer les belles paroles qu’ils nous sortent, à moindre coût, puisque c’est nous qui payons leurs politiques désastreuse, et pas eux