C’est bon, la campagne est officiellement terminée. Le Canard va pourvoir, dès dimanche soir, se pinter la tronche à la Pina colada afin de fêter la vague rose, verte et rouge qui se déversera sur notre pauv’ pays, bouffé depuis des années par les carences d’une politique où bouclier fiscal prime sur bouclier social.
Des travailleurs pauvres, des sans abri, sans nourriture, sans travail, sans papier, sans avenir face à la morgue UMPisto-MoDem de ceux qui savent sans jamais agir. En Aquitaine, on a cette change, d’avoir une gestion régionale qui pallie en partie à ces dérives gouvernementales que, pourtant, rien n’explique si ce n’est l’incompétence. Mais l’incompétence, on connaît bien à Mont de Marsan, donc cela ne nous surprend pas des masses.
Qu’en est-il dans le reste du Pays.
Un raz le bol. Global, complet, intense. Si 53,5 % de nos concitoyens se sont abstenus au premier tour, ils pourraient être 55 % au second. Si l’avance acquise par une gauche enfin rassemblée se confirme, l’Alsace et la Corse devraient rejoindre les régions gérées par le gôche et, ainsi, laisser espérer le fameux grand chelem en métropole. La droite pourrait remporter la Guyane et La Réunion.
On sait depuis mardi que deux listes s’affronteront dans sept régions, trois dans dix-sept régions et quatre en Corse.
Le dernier sondage CSA publié vendredi donne à la gôche 56 % des intentions de vote contre 36 % à la droite.
Depuis ces derniers jours, la droite nous a ressorti son arme fatale ; la sécurité. Comme si, depuis l’élection du NanoPrésident, on avait pu observer un changement radical. Comme si les fonctionnaires de police ne se plaignaient pas, quotidiennement, des ordres et contre ordres imbéciles, de la politique du chiffre en lieu et place de l’efficacité.
Le premier ministre, dans sa hâte de trouver une info sécuritaire, nous a même inventé la mort d’un fonctionnaire de police. Et, double idiotie due à la précipitation du gouvernement à obtenir des résultats avant le second tour ; dans l’affaire du meurtre du Commandant de police à Dammarie les Lys, auquel l’ETA serait mêlé, la vidéo d’un supermarché montrant les cinq membres de cette organisation et diffusé sur toutes les chaînes de télé montrerait, en fait, cinq pompiers Catalan qui se sont, par peur pour leur sécurité, présenté d’eux même aux forces de polices.
Faire peur aux Français, à n’importe quel prix, est devenu depuis quelques jours la seule parade de la droite pour tenter de récupérer quelques voix.
La cacophonie UMPiste devient visible, si François Fillon parle de l’excellent travail réalisé avec le NanoPrésident, Jean-François Copé a déjà indiqué aux élus que “bien entendu”, ils allaient “ensemble tirer les enseignements de ce scrutin”.
Le MoDem commence, lui, à voir certains de ces cadres quitter le navire en perdition et laisser à Bayrou une coquille électorale vide.
Les trois partis de gôche, eux, parlent déjà de construction commune en vue de la reconquête.
Dimanche, allez voter.