Normal. Ils ont les boules. Ils ont peur et ils commencent à visualiser de plus en plus le mur qu’ils vont se prendre aux prochaines présidentielles. Le premier à s’en rendre compte est le premier d’entre eux : notre NanoPrésident, qui commence à gueuler sur les responsables UMPistes, trouvant qu’ils sont bien frileux à mettre en lumière les merveilleux bilans de son quinquennat.
Ainsi, la première “cellule riposte”, nommée “groupe de coordination”, s’est réunie mercredi matin au siège de l’UMP. Les participants sont multiples et variés ; les ministres Laurent Wauquiez, Thierry Mariani, Nadine Morano et Nora Berra (en déplacement à New York, Nathalie Kosciusko-Morizet était excusée) ; les députés Hervé Novelli, Éric Ciotti et Axel Poniatowski ; le spécialiste des questions d'opinion Guillaume Peltier et l'ancien ministre Alain Carignon. «L'idée est de réunir toutes les sensibilités de l'UMP, de la droite libérale (Novelli), à la Droite populaire (Mariani), en passant par des représentants de la diversité (Berra), du centre (Poniatowski) et d'une droite dite «moderne» ou «urbaine» (NKM)», explique un participant.
Le directeur général du parti majoritaire, Éric Cesari, l'ancien ministre Roger Karoutchi, en charge de l'animation militante et des adhésions, le député Édouard Courtial, responsable des fédérations, le secrétaire national à la sécurité Bruno Beschizza, proche de Jean-François Copé, et le bras droit d'Hortefeux, Geoffroy Didier, étaient également présents. Ce groupe, explique l’UMP, a vocation à s'élargir, en fonction de l'actualité.
Et, le nouveau bidule de droite, il sert à quoi ? «Il s'agit d'être plus efficaces au service du président», souligne un participant. «Nicolas Sarkozy estime que son action n'est pas assez relayée, confie un autre. Il ne veut pas qu'on laisse le champ libre à une gauche qui multiplie les contre-vérités.» Le chef de l'État a notamment regretté, ces derniers jours, que son action en Libye n'ait pas été mieux vantée dans les médias par les ministres et les élus UMP. «Nous avons sept mois devant nous, il faut s'organiser, être plus offensifs !», ajoute un participant.
Il est clair que son “action n’est pas assez relayée” ; tu m’étonnes ! Pour qu’elle le soit clairement, il faudrait déjà qu’il y en ai une. Bravo pour la Libye, en effet ; on verra quel type de gouvernement le sauveur aura contribué à mettre en place, en espérant que le syndrome “Afghanistan” ne nous retombera pas sur la tête, ce qui n’est pas gagné.
Alors, morale de l’histoire : aucune. Au lieu de mettre le turbo sur les problèmes qui minent notre pays, les UMPistes continuent à se palucher sur “comment-qu-on-va-faire-pour-rattraper-nos-électeurs”. Et leur solution ? Ben créer un groupe de coordination.
Pour être dans la merde, on y est...