Encore une manip digne de ce gouvernement qui, à chaque fait divers, en profite pour s’offusquer, voir nous sortir une nouvelle loi. La mort de la lycéenne de treize ans, frappée par le frère d’une de ses copines de classe, n’échappe pas à la règle.
On aurait pu penser que cette nouvelle sortie se fasse sur les personnels de l’éducation nationale priés d’aller voir ailleurs si le ciel était plus bleu ; on aurait pu croire que nos UMPistes feraient leur mea culpa sur la dévastation de l’encadrement dans nos écoles, que dalle : pour Nadine Morano, c’est la faute des séries violentes et des jeux vidéos.
Dans une interview sur i-Télé, la Ministre en charge de l’apprentissage fait un parallèle entre la violence de certains jeux vidéos et de programmes télés, avec la mort d’une jeune lycéenne dans un collège de l’Hérault.
Nadine Morano va même jusqu’à regretter les séries de son enfance comme la douceur “de Flipper le Dauphin, l’autobus impérial, (ou encore) de bonne nuit les petits”. Nadine Morano enfonce le clou en ajoutant (en parlant des jeunes) : “je trouve qu’on ne les amène plus dans un monde de sérénité”.
“Quand je regarde les programmes que nous avions quand nous étions enfant, comme Flipper le Dauphin, l’autobus impérial, (ou encore) de bonne nuit les petits, je trouve qu’on ne les amène plus dans un monde de sérénité. Il y a une augmentation de l’ultra-violence, il faut se demander pourquoi, au regard de l’éducation au regard de notre société avec le développement de certains films très violents ou de certains jeux vidéo”
Une prise de position étrange quand on se souvient que Nadine Morano, en octobre 2009, posait en famille dans Paris Match en train de jouer au jeu GTA IV, pourtant interdit au moins de 18 ans.